Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 2294 cc
- Puissance
- 148.0 ch @ 5750 tr/min (108.0 kW)
- Couple
- 221.0 Nm @ 2750 tr/min
- Moteur
- In-line three, four-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 8.7:1
- Alésage × course
- 101.6 x 94.3 mm (4.0 x 3.7 inches)
- Alimentation
- Injection. Multipoint sequential electronic fuel injection with twin butterflies and progressive linkage on primary butterflies
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- Tubular steel, twin spine. Twin-sided, steel swing arm.
- Boîte de vitesses
- 5-speed
- Transmission finale
- Shaft drive (cardan) (final drive)
- Embrayage
- Wet. multi-plate
- Suspension avant
- Kyb 43 mm upside down forks
- Suspension arrière
- Kyb black spring twin shocks with 5 position adjustable preload.
- Débattement avant
- 120 mm (4.7 inches)
- Débattement arrière
- 105 mm (4.1 inches)
Freins
- Frein avant
- Double disc. Nissin 4-piston fixed calipers. ABS system.
- Frein arrière
- Single disc. Brembo 2-piston fixed calipers. ABS system.
- Pneu avant
- 150/80-R17
- Pneu arrière
- 240/50-R16
Dimensions
- Hauteur de selle
- 750.00 mm
- Empattement
- 1695.00 mm
- Longueur
- 2500.00 mm
- Largeur
- 970.00 mm
- Hauteur
- 1165.00 mm
- Réservoir
- 24.00 L
- Poids à sec
- 334.00 kg
Présentation
Deux mille deux cent quatre-vingt-quatorze centimètres cubes. Prenez le temps de lire ce chiffre, de le laisser résonner. C'est la cylindrée du trois-cylindres qui bat sous le réservoir de 24 litres de la triumph rocket iii roadster, et c'est tout simplement le plus gros moteur jamais monté en série sur une moto de production. Pas une custom américaine bardée de chrome et de marketing. Une anglaise, fabriquée à Hinckley, qui a décidé que les règles du genre ne la concernaient pas.

Le chiffre qui compte vraiment, c'est 221 Nm de couple, disponibles dès 2750 tours par minute. Pour donner une référence concrète, une Harley-Davidson Fat Boy de la même époque plafonne autour de 150 Nm. La Rocket III ne joue pas dans la même cour, elle joue dans une cour que les autres n'ont pas construite. Ce couple colossal arrive si bas dans la plage de régimes que le pilotage en ville ressemble à une conversation à voix basse avec quelque chose de très, très puissant. On dose à la main droite, le cardan transmet sans brutalité, et les 367 kilos se déplacent avec une fluidité qui surprend à chaque fois. La version Roadster marque une rupture dans la gamme puisque Triumph a levé en 2013 la restriction qui bridait la puissance sur les trois premiers rapports. Les 148 chevaux tombaient désormais sans filtre sur chaque pignon de la boîte cinq vitesses, du premier au cinquième. Certains diront que c'était déjà assez. Ce n'était manifestement pas l'avis des ingénieurs de Hinckley.
Visuellement, la triumph rocket iii roadster assume un virage sombre que la version classique n'avait pas emprunté. Les chromes reculent, le noir avance. Phares, rétroviseurs, fixations de garde-boues, cache de boîte à air, tout bascule dans une esthétique plus musclée, moins baroque. Il reste deux exceptions qui refusent la conversion : la ligne d'échappement et la platine de compteurs conservent leurs reflets argentés, comme deux témoins d'une époque révolue au milieu d'un tableau de bord repensé pour l'intimidation. Le résultat est cohérent. La moto ne cherche plus à séduire par l'opulence de ses finitions ; elle impose par sa masse et sa silhouette.

Qui monte là-dessus ? Certainement pas un débutant. La hauteur de selle de 750 mm est raisonnable, mais le poids à sec de 334 kilos rappelle immédiatement à qui on a affaire dès la première manoeuvre de parking. Ce cruiser s'adresse à un pilote expérimenté, capable de gérer une force motrice hors norme avec calme et méthode. Le routard qui cherche de grandes distances y trouvera un réservoir suffisant et un confort de cardan appréciable sur autoroute. L'amateur de sensations pures appréciera les accélérations franches que permet ce couple de tracteur. La vitesse maximale annoncée à 220 km/h reste anecdotique : l'esprit de la machine est dans le bas et le mi-régime, pas dans les lignes droites à pleine charge.
Trouver une triumph rocket iii roadster occasion en bon état demande un peu de recherche, mais le marché en propose régulièrement à des tarifs bien en dessous des 18 500 euros du neuf. C'est là que la proposition devient intéressante pour qui veut une expérience mécanique sans équivalent dans le segment cruiser européen. La concurrence n'existe tout simplement pas sur ce terrain précis. Personne d'autre ne propose un trois-cylindres de 2,3 litres dans un habillage roadster sombre à ce gabarit. C'est autant un argument de vente qu'une limitation : on choisit la Rocket III pour ce qu'elle est, sans alternative comparable, et on l'assume pleinement.
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