Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 996 cc
- Puissance
- 125.0 ch @ 8500 tr/min (91.9 kW)
- Couple
- 106.9 Nm @ 7100 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en L à 90°, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 11.3:1
- Alésage × course
- 98 x 66 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- multitubulaire en alu
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 43 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- monoamortisseur type Rotary Damper, déb : 128 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 320 mm, étrier 6 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 220 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pression avant
- 2.50 bar
- Pneu arrière
- 180/60-17
- Pression arrière
- 2.50 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 835.00 mm
- Réservoir
- 17.00 L
- Poids
- 211.00 kg
- Poids à sec
- 187.00 kg
- Prix neuf
- 10 000 €
Présentation
Tu te souviens de l’époque où chaque constructeur sortait son V-twin pour défier Ducati ? Suzuki a joué sa carte en 1996 avec la TLS 1000, une bête qui promettait de marier le caractère d’un bicylindre en V à 90° avec l’efficacité d’une sportive japonaise. Sous le réservoir de 17 litres, somme toute un peu juste pour une routarde, loge un moteur de 996 cm3 délivrant 125 chevaux à 8500 tr/min. Mais c’est son couple de 107 Nm, disponible assez tôt, qui forge son identité. Il donne une allonge franche, une traction sortie de virage qui colle un sourire au visage, même en version bridée. Le bloc est une réussite, une vraie signature sonore et dynamique qui distingue cette moto.

Pourtant, l’histoire de la Suzuki TLS 1000 a failli tourner au cauchemar. À sa sortie, certains exemplaires étaient frappés de guidonnages violents, un défaut qui a nécessité l’intervention rapide de Suzuki avec des amortisseurs de direction. Ces soucis, bien réels sur les premières machines, font aujourd’hui partie des anecdotes à vérifier quand on cherche une Suzuki TLS 1000 occasion. Une fois ce point réglé, on découvre une moto au châssis multitubulaire en aluminium d’une grande stabilité, surtout à vitesse élevée. La fourche inversée de 43 mm et l’amortisseur arrière rotatif, une curiosité technique, offrent un bon compromis. L’agilité est là, le pilotage reste vif sans être épuisant, malgré un poids en ordre de marche de 211 kg.
Face à sa rivale désignée, la Honda VTR 1000 Firestorm, la TLS affiche un caractère plus sauvage, moins policé. Son freinage avant à double disque de 320 mm et ses six pistons sont d’une efficacité sans reproche, typique de la marque à cette époque. La boîte six rapports est précise, et la position, sportive mais pas extrême, permet des journées entières sans torture. C’est une moto qui demande cependant un pilote averti, capable d’apprécier son tempérament direct et de vérifier scrupuleusement son historique. Les avis sur la Suzuki TLS 1000 1999 et suivantes sont souvent partagés entre l’enthousiasme pour son moteur et la prudence sur sa jeunesse tumultueuse.
Aujourd’hui, elle vit une seconde vie comme moto de caractère accessible. Son prix sur le marché de l’occasion en fait une alternative intéressante aux V-twin japonais de l’ère. Pour celui qui cherche une sportive au moteur expressif, sans les prétentions et les tarifs d’une italienne, la TLS mérite un essai. Il faut simplement aborder l’achat les yeux ouverts, avec une check-list précise et peut-être un budget pour quelques pièces détachées Suzuki TLS 1000. Ce n’est pas une machine aseptisée, et c’est précisément ce qui fait son charme. Elle reste, dans l’histoire des motos Suzuki, un jalon technique audacieux, à mi-chemin entre la folie pure de la TLR 1000 et les roadsters plus sages qui ont suivi.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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