Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 125 cc
- Couple
- 12.8 Nm
- Moteur
- Single cylinder, four-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 10.0:1
- Alésage × course
- 58.0 x 47.0 mm (2.3 x 1.9 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Alimentation
- Injection. Delphi
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
- Lubrification
- Wet sump
- Allumage
- CDI, Marelli
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- Steel tube
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Suspension avant
- Inverted telescopic fork
- Suspension arrière
- Monoshock, hydraulic
Freins
- Frein avant
- Single disc. 3-piston caliper
- Frein arrière
- Single disc. 1-piston calipers
- Pneu avant
- 110/70-17
- Pneu arrière
- 150/60-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 810.00 mm
- Empattement
- 1410.00 mm
- Longueur
- 2050.00 mm
- Largeur
- 775.00 mm
- Hauteur
- 1127.00 mm
- Réservoir
- 15.50 L
- Poids
- 159.00 kg
Présentation
Quand une marque peu connue débarque sur le segment 125 avec des arguments techniques qui contredisent son badge, on a le droit de hausser un sourcil. L'Orcal SK01 125 ne vient pas de nulle part, mais elle a tout d'une outsider qui a potassé ses leçons. Fourche inversée, refroidissement liquide, injection Delphi signée par un équipementier sérieux : sur le papier, cette naked chinoise dépouille les bases d'une Yamaha MT-125 ou d'une KTM Duke 125 – mais à un tarif qui, logiquement, devrait descendre en dessous des 4 000 euros. Le problème, c'est que la fiche technique ne raconte jamais toute l'histoire.

Le moteur monocylindre de 125 cc adopte un alésage de 58 mm pour une course de 47 mm – une architecture supercarrée qui privilégie le régime plutôt que le couple à basse vitesse. Avec 12,8 Nm disponibles à un régime non précisé, on se méfie : sur une 125, le couple est roi, et les constructeurs qui jouent la carte de la course courte (comme l'ancienne Aprilia RS125) misent sur l'explosion linéaire mais pas sur le punch au décollage. La compression de 10,0:1 est raisonnable, et l'injection Delphi permet généralement un calibrage propre dès les premiers tours. Mais 159 kg tous pleins faits, c'est lourd – 20 de plus qu'une MT-125, 15 de plus qu'une Duke 125. La boîte six vitesses et la transmission par chaîne ne compensent pas ce handicap dans les relances.
Le châssis tubulaire en acier n'a rien d'exceptionnel, mais l'Orcal SK01 se distingue par sa fourche inversée à l'avant. Sur une 125, ce détail fait souvent la différence visuelle et dynamique, même si les réglages restent basiques. À l'arrière, un monoamortisseur hydraulique, sans biellettes apparentes. Les freins avant utilisent un disque unique avec étrier trois pistons – un dispositif qu'on voit sur des motos de cylindrée supérieure, ce qui promet une puissance de mordant correcte, mais peut-être un feeling binaire si l'étrier n'est pas bien dimensionné. L'arrière se contente d'un simple piston, ce qui est la norme. L'empattement de 1 410 mm est comparable à celui de ses concurrentes, rassurant pour la stabilité.
Visuellement, l'Orcal SK01 125 joue la carte du naked agressif avec des lignes qui rappellent les streetfighters asiatiques. La hauteur de selle à 810 mm est standard pour le segment, accessible aux gabarits moyens. Le réservoir de 15,5 litres est généreux – deux litres de plus que la moyenne – et promet une autonomie confortable pour une 125, même si le poids total la pénalise en ville où les manœuvres à l'arrêt deviennent plus physiques. Les pneus en 110/70 à l'avant et 150/60 à l'arrière sont du même calibre que ceux d'une MT-125, ce qui permet de chausser des gommes de qualité si le monteur d'origine s'avère décevant.
L'Orcal SK01 125 ne va pas détrôner les références européennes et japonaises. Son poids la trahit dans les phases de reprise et de filtrage, et la fiabilité du monocylindre chinois reste une inconnue. Mais pour un jeune permis A1 qui cherche une moto à l'allure sportive sans casser sa tirelire, avec une dotation technique qui frôle le segment supérieur, elle propose un rapport contenu/prix qui mérite qu'on gratte la peinture. Le vrai verdict se jouera sur la route : si l'injection Delphi est bien cartographiée et que la partie cycle ne déçoit pas, cette Orcal pourrait bien surprendre ceux qui la prennent de haut.
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