Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1042 cc
- Puissance
- 115.0 ch @ 8800 tr/min (84.6 kW)
- Couple
- 104.9 Nm @ 6750 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V transversal à 90°, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 12.6 : 1
- Alésage × course
- 96 x 72 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
- Démarrage
- électrique
Châssis
- Cadre
- treillis en tube d'acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Cardan
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 46 mm, déb : 170 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur + monobras, déb : 170 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Brembo Ø 320 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Brembo Ø 298 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 120/70-19
- Pneu arrière
- 170/60-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 830.00 mm
- Selle
- Selle biplaces
- Réservoir
- 21.00 L
- Poids
- 250.00 kg
- Poids à sec
- 226.00 kg
- Prix neuf
- 18 799 €
Présentation
Deux cents ans. C'est le temps qu'il a fallu pour que les hommes taillent une route dans le roc alpin, 88 virages en épingle entre le versant lombard et le Tyrol du Sud, pour atteindre les 2758 mètres du col du Stelvio. Moto Guzzi, dont l'usine de Mandello del Lario respire le même air de montagne, ne pouvait pas laisser passer ce bicentenaire sans réagir. La réponse s'appelle Duecento Tributo, et elle arrive en 2026 avec les invendus de 2025 dans ses sacoches, ce qui en dit déjà long sur les ambitions commerciales parfois déconnectées de la réalité.

La base, c'est la Stelvio 1000 remise au goût du jour, et ce V-twin transversal à 90 degrés de 1042 cc reste l'argument le plus convaincant de la machine. 115 chevaux à 8800 tr/min, 104,9 Nm à 6750 tr/min, délivrés avec cette granulosité organique que les fans de l'aigle de Mandello savent reconnaître au premier coup de gaz. Le cardan absorbe les à-coups, la boîte six rapports claque proprement, et les 250 kg tous pleins faits se font relativement oublier dès qu'on monte en régime. La fourche inversée de 46 mm avec 170 mm de débattement et le monobras à l'arrière donnent à la silhouette une prestance qui manque cruellement à la concurrence germanique, souvent plus rigoureuse qu'élégante sur ce segment.
L'habillage Duecento joue sur une tricolore qui n'a rien de patriotique français, contrairement à ce que l'oeil pourrait croire au premier regard. Le blanc évoque les névés, les touches colorées rappellent les vêtements techniques de randonnée, et les flancs portent gravées les coordonnées GPS exactes du sommet : 46° 31' 42.96'' nord, 10° 27' 09.72'' est. C'est du détail soigné, de la narration intégrée au design. La production est bloquée à 2758 unités, chiffre qui correspond à l'altitude du col, et chaque machine reçoit une plaque de pontets gravée au laser avec son numéro de série. Ce genre d'attention fait mouche auprès des collectionneurs, mais elle ne justifie pas à elle seule d'aligner 18799 euros.

Car c'est là que ça frotte. Ce tarif positionne la Duecento Tributo face à des machines comme la BMW R 1300 GS ou la Ducati Multistrada V4, dont les plateformes électroniques sont plus abouties et les réseaux de distribution plus solides. La Guzzi répond avec un package d'équipements sérieux : selle et poignées chauffantes, shifter bidirectionnel, plateforme multimédia MIA, surveillance de pression des pneus, béquille centrale, bulle à réglage électrique, protège-mains et surtout un système radar complet avec alerte de collision frontale, détection d'angles morts et avertissement de changement de voie. Cinq modes de conduite couvrent tous les usages, du Pioggia calibré pour la pluie avec une puissance très filtrée au mode Off-Road qui libère le frein moteur tout en limitant les interventions de l'ABS à la roue avant. Le motard qui grimpe des pistes forestières dans les Alpes trouvera ce panel cohérent. Celui qui reste sur asphalte n'utilisera probablement jamais le mode tout-terrain, mais il appréciera le mode Sport, qui durcit les cartographies et laisse les 115 chevaux s'exprimer avec moins de garde-fous.

Le problème, c'est que Guzzi a probablement sous-estimé à quel point le prestige d'une série limitée reste insuffisant quand le prix dépasse nettement 18000 euros pour une moto qui pèse 250 kg à plein et n'offre pas de valises de série. Le routard aguerri, vrai public cible de cette machine, fera le calcul rapidement : il manque les sacoches pour transformer la Stelvio en vraie compagne de voyage, et leur ajout alourdit encore une facture déjà conséquente. La reconduction du modèle en 2026 après un stock non écoulé en 2025 confirme que le positionnement était légèrement trop ambitieux. Reste que la moto elle-même, sous sa robe de fête, est sincère et attachante. Le V-twin de Mandello a ce caractère que les twins japonais ne savent pas imiter, et la Stelvio en est une des meilleures expressions actuelles.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
- Nombre de mode de conduite : 5
- Taille de l'écran TFT couleur : 12,70 cm / 5 pouces
- ABS Cornering
- Jantes à rayon
- Shifter
- Béquille centrale
- Indicateur de vitesse engagée
- Régulateur de vitesse
- Bluetooth
- Prise USB
- Contrôle de traction
- Poignées chauffantes
- Pare brise réglable électriquement
- ABS déconnectable
- Système radar
- Embrayage anti-dribble
- Selle chauffante
- Phares adaptatifs en virage
- Contrôle du frein moteur
- Surveillance de la pression des pneus
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
- Pays de fabrication : Italie
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