Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 124 cc
- Puissance
- 11.5 ch @ 9500 tr/min (8.4 kW)
- Couple
- 10.0 Nm @ 7500 tr/min
- Moteur
- Single cylinder, four-stroke
- Refroidissement
- Oil & air
- Distribution
- Overhead Cams (OHC)
Châssis
- Boîte de vitesses
- 5-speed
Freins
- Pneu avant
- 3.00-18
- Pneu arrière
- 130/90-15
Dimensions
- Longueur
- 2183.00 mm
- Largeur
- 745.00 mm
- Hauteur
- 1080.00 mm
- Poids à sec
- 152.00 kg
Présentation
Voilà un paradoxe sur deux roues, cette Kymco 125 Crusier de 2005. Une silhouette de custom bas et allongé, des pneus ballons, une position relaxée… mais animée par un monocylindre de 124 cm3 qui doit se démener comme un diable pour délivrer ses 11,5 chevaux. Le jeu consiste à faire croire à une grosse machine, alors que sous le capot, c’est l’économie de moyens qui règne. Ce petit bloc quatre temps, refroidi par un mélange d’huile et d’air, atteint son pic de puissance à 9500 tr/min, un régime où un V-twin américain serait déjà en train de fondre ses culasses. Le couple, lui, pointe à 10 Nm plus bas dans les tours, mais on est dans l’ordre du symbole plus que de la poussée musclée.

Techniquement, c’est un exercice de minimalisme. Le cadre dissimule une mécanique simple, fiable et sans prétention. La transmission à cinq rappels est là pour exploiter au mieux les ressources limitées du moteur, tandis que les freins et suspensions, non détaillés dans la fiche, relèvent très certainement de l’utilitaire éprouvé. Le vrai caractère vient du train roulant, avec son pneu avant en 3.00-18 et son généreux 130/90-15 à l’arrière, qui donnent cette assise large et cette allure trapu si caractéristique des cruisers. À 152 kg à sec, elle n’est pas une plume, mais cette masse contribue à l’illusion d’une moto plus substantielle.
Sur la route, il faut oublier toute velléité de performance. La Kymco 125 Crusier est une machine de promenade urbaine et de courtes balades départementales, où son allure fait 80% du travail. Elle ronronne, elle se traîne avec dignité, elle attire le regard des non-initiés qui voient une Harley miniature. Pour le pilote, c’est une expérience de sérénité forcée : inutile de vouloir brûler les étapes, de doubler avec fougue, ou de jouer avec l’accélérateur. Ici, on savoure la lenteur, on anticipe les montées, et on sourit en coin.
Qui était visé par ce petit cruiser ? Clairement pas le baroudeur des nationales. Cette Kymco s’adressait au néophyte séduit par le style custom, au jeune permis bridé par la réglementation, ou au citadin en quête d’une silhouette originale pour des trajets sans ambition. Face aux Honda Shadow 125 ou aux Yamaha Virago 125 de l’époque, elle proposait une alternative taïwanaise souvent plus accessible. C’était une moto-déclaration, un accessoire de mode roulant qui assumait pleinement son manque de muscles. Une leçon de style à basse vitesse, et finalement, une approche assez honnête du monde cruiser.
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