Performances clés
Caractéristiques techniques
- Puissance
- 175.0 ch @ 11700 tr/min (128.7 kW) → 200.0 ch @ 13000 tr/min (147.1 kW)
- Couple
- 114.7 Nm @ 9500 tr/min → 113.8 Nm @ 11500 tr/min
- Taux de compression
- 12.7:1 → 13 : 1
- Alimentation
- Injection → Injection Ø 47 mm
- Démarrage
- électrique → —
- Cadre
- Epine dorsale double poutre alu → double poutre périmétrique en alu
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 43 mm, déb : 120 mm → Fourche téléhydraulique inversée BPF Ø 43 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 125 mm → Mono-amortisseur, déb : 114 mm
- Frein avant
- Freinage 2 disques en pétale Ø 300 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons → Freinage 2 disques Ø 330 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque en pétale Ø 200 mm, étrier 2 pistons → Freinage 1 disque Ø 220 mm, étrier simple piston
- Hauteur de selle
- 825.00 mm → 835.00 mm
- Selle
- Selle biplaces → —
- Poids
- 198.00 kg → 206.00 kg
- Poids à sec
- 170.00 kg → —
- Prix neuf
- 13 499 € → 17 599 €
Moteur
- Cylindrée
- 998 cc
- Puissance
- 200.0 ch @ 13000 tr/min (147.1 kW)
- Couple
- 113.8 Nm @ 11500 tr/min
- Moteur
- 4 cylindres en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 13 : 1
- Alésage × course
- 76 x 55 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection Ø 47 mm
Châssis
- Cadre
- double poutre périmétrique en alu
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée BPF Ø 43 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 114 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 330 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 220 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pneu arrière
- 190/55-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 835.00 mm
- Réservoir
- 17.00 L
- Poids
- 206.00 kg
- Prix neuf
- 17 599 €
Présentation
C'est l'histoire d'une moto qui a appris à lire dans les pensées. Alors que la concurrence alignait des chevaux par dizaines et des gadgets électroniques toujours plus intrusifs, Kawasaki a pris un virage différent avec cette ZX-10R 2016. Elle ne se contente pas d'être une bête de piste ; elle aspire à devenir une extension du pilote, un outil de précision taillé dans l'acier et l'aluminium, nourri par les retours incessants du KRT en WorldSBK. On est loin de la simple évolution esthétique ; c'est une recalibration philosophique.

Sous le carénage affûté, qui gagne en élégance sans renier son agressivité native, bat le cœur d'un quatre cylindres mythique. Kawasaki a gardé les 200 chevaux officiels, une puissance qui semble presque raisonnable sur le papier face à certains excès italiens. Mais ne vous y trompez pas. Le vrai travail des ingénieurs s'est concentré sur l'exploitabilité et la réponse. Vilebrequin allégé de 20%, admission et échappement optimisés, pistons plus légers : chaque gramme a été chassé pour que ce moteur réponde avec la férocité d'un ressort. La puissance est là, mais elle est surtout intelligente, canalisée par une boîte retravaillée pour les relances. C'est une mécanique qui parle le langage de la piste, celle qui a valu à la marque ses succès en championnat du monde.
Et justement, parlons piste. C'est là que cette Ninja déploie son arsenal le plus convaincant. Le châssis, un classique double poutre en aluminium, a subi des modifications géométriques subtiles pour transférer plus de poids sur l'avant et aiguiser le feeling en entrée de courbe. Mais le véritable saut générationnel, c'est l'arrivée du train avant Showa BFFF. Cette fourche à chambres externes séparées, inspirée du compétition pure, offre un amortissement d'une clarté et d'une progressivité rares. Couplée à des freins Brembo M50 monobloc mordant des disques de 330 mm, elle donne une confiance absolue. On sent que chaque composant dialogue avec l'autre, créant un ensemble d'une cohésion rare, même face à une Aprilia RSV4 ou une BMW S 1000 RR.
L'électronique, souvent un fourre-tout marketing, devient ici un véritable co-pilote. Le module inertiel Bosch à 5 axes, un joyau rare à l'époque, permet au système S-KTRC de gérer le patinage en tenant compte de l'inclinaison de la machine. Le contrôle de l'embrayage, l'anti-wheeling, le launch control et même un shifter automatique à la montée transforment le pilote en stratège. Pour environ 17 600 euros à l'époque, on achetait une tranche de technologie MotoGP. Il est d'ailleurs intéressant de comparer le prix d'une Kawasaki ZX-10R 1000 de 2016 en France avec celui des modèles plus récents, comme la version 2018, pour mesurer l'évolution de l'offre.

Cette machine n'a cependant pas que des qualités. Son poids annoncé de 206 kg, bien que contenu, se fait sentir à l'arrêt. L'instrumentation, avec son barregraphe, divise les puristes. Et surtout, il faut aborder le sujet avec lucidité : cette génération a fait l'objet d'un rappel pour des pignons de boîte potentiellement fragiles. Un point de vigilance essentiel pour tout acheteur d'occasion, qui devrait d'ailleurs consulter les avis sur la Kawasaki ZX-10R 1000 de 2005 ou vérifier la puissance de la Kawasaki ZX-10R 1000 de 2008 pour bien saisir l'évolution de la lignée.

Au final, cette ZX-10R 2016 s'adresse au pistard exigeant ou au routard technophile qui ne transige pas sur le feeling brut. Elle n'est pas la plus puissante sur le papier, mais elle est probablement l'une des plus intelligentes et des plus abouties de sa génération. Elle ne vous crie pas ses performances, elle vous les chuchote à l'oreille à travers son guidon. C'est une arme de précision, forgée dans la compétition, qui demande un pilote à l'écoute pour révéler toute sa folie mesurée.
Équipements de série
- Assistance au freinage : Standard sport ABS
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
Avis et commentaires
Aucun avis pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis !