Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1721 cc
- Puissance
- 71.0 ch @ 4500 tr/min (52.2 kW)
- Couple
- 135.3 Nm @ 2400 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 9 : 1
- Alésage × course
- 100,73 x 107.95 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- simple berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 108 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 73 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 130/90-16
- Pneu arrière
- 150/80-16
Dimensions
- Hauteur de selle
- 708.00 mm
- Réservoir
- 21.00 L
- Poids à sec
- 330.20 kg
- Prix neuf
- 30 000 €
Présentation
Ressusciter une marque, c'est une chose. Lui redonner une âme en est une autre. Indian a réussi les deux quand elle a relancé sa gamme Chief en 2012, après des décennies d'absence qui avaient laissé Harley-Davidson régner sans partage sur le custom américain. La Classic, entrée de gamme de cette renaissance, arrive avec 1720 cc sous le réservoir de 21 litres et une ambition clairement affichée : rappeler au monde qui a inventé la moto custom avant tout le monde.

Dès le premier regard, la machine impose son format. 330 kilos à sec, une ligne basse qui colle à l'asphalte, une selle à 708 mm qui invite à s'installer dans le décor plutôt qu'à le traverser. Ce n'est pas une moto qu'on monte, c'est une moto dans laquelle on s'installe. Le bicylindre en V à 45°, baptisé Thunderstroke dans sa version définitive mais déjà aussi impressionnant ici, capte immédiatement l'attention. Les ailettes de refroidissement, les tiges de culbuteurs visibles, les chromes soigneusement disposés : tout ça forme un bloc qui donne l'impression d'un moteur de musée exposé en plein air, fonctionnel. Comparé à n'importe quel twin à refroidissement liquide, celui-ci gagne haut la main sur le plan visuel, même si ses 71 chevaux à 4500 tours confirment qu'on n'est pas là pour faire des chronos.
Le vrai argument de ce moteur, c'est son couple. 135 Nm disponibles dès 2400 tours, ça se ressent avant même de regarder le compte-tours. On tire une sixième très tôt, on roule au ralenti du muscle, et la boîte à six rapports combinée à la transmission par courroie assure une progression douce, sans à-coups. La vitesse maximale annoncée à 150 km/h ne représente pas grand-chose dans ce contexte. Le conducteur visé n'a pas l'intention de dépasser en troisième voie d'autoroute ; il veut sentir le poids de la machine en virage, entendre le moteur gronder à basse allure, occuper la route.
Là où l'Indian Chief Classic devient plus compliquée à défendre, c'est face à son tarif. Trente mille euros pour ce qui constitue le bas de gamme de la marque relancée, sans équipements particuliers, avec une finition qui mérite encore de progresser, ça donne à réfléchir. Une Harley-Davidson Softail Heritage de la même époque, produite en volume beaucoup plus important, affiche une qualité d'assemblage comparable pour un prix souvent inférieur. L'argument "fait main" et "petites séries" a ses limites quand on demande à l'acheteur de franchir ce seuil sans contrepartie tangible supplémentaire.

La Chief Classic s'adresse à un profil très précis : le rider qui valorise le symbole autant que la machine, qui veut porter un nom chargé d'histoire et ne pas croiser son propre modèle à chaque feu rouge. Pour ce public-là, la moto remplit son contrat avec une personnalité visuelle forte et une expérience de conduite cohérente avec ses ambitions de custom routier authentique. Pour les autres, à 30 000 euros, le rapport entre ce qu'on reçoit et ce qu'on paye laisse une marge de déception non négligeable.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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