Performances clés
Caractéristiques techniques
- Puissance
- 40.0 ch @ 11500 tr/min (28.8 kW) → 43.0 ch @ 8500 tr/min (37.5 kW)
- Couple
- 27.1 Nm @ 9000 tr/min → 47.7 Nm @ 6500 tr/min
- Taux de compression
- 13.8:1 → 13.5:1
- Allumage
- Full transistor → Full transistor with electronic advance
- Cadre
- Aluminium twin tube → Double poutre, simple berceau dédoublé en aluminium
- Frein avant
- Single disc. Two-piston calipers. → Double disc. Two-piston calipers.
- Longueur
- 2181.00 mm → 2191.00 mm
- Prix neuf
- 8 299 € → 8 090 €
Moteur
- Cylindrée
- 249 cc
- Puissance
- 43.0 ch @ 8500 tr/min (37.5 kW)
- Couple
- 47.7 Nm @ 6500 tr/min
- Moteur
- Single cylinder, four-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 13.5:1
- Alésage × course
- 76.8 x 53.8 mm (3.0 x 2.1 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 1 ACT
- Alimentation
- Injection. Dual-Timing Programmed Fuel Injection (PGM-FI), 46mm throttle body
- Distribution
- Single Overhead Cams (SOHC)
- Allumage
- Full transistor with electronic advance
- Démarrage
- Kick
Châssis
- Cadre
- Double poutre, simple berceau dédoublé en aluminium
- Boîte de vitesses
- 5-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Embrayage
- Multi plate wet clutch
- Suspension avant
- 48mm inverted Showa cartridge fork with 16-position rebound and 16-position compression damping adjustability
- Suspension arrière
- Pro-Link® Showa single shock with spring preload, 17-position rebound damping adjustability, and compression-damping adjustment separated into low-speed (13 positions) and high-speed (3.5 turns); 12.3 inches travel
- Débattement avant
- 61 mm (2.4 inches)
- Débattement arrière
- 61 mm (2.4 inches)
Freins
- Frein avant
- Double disc. Two-piston calipers.
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 80/100-21
- Pneu arrière
- 100/90-19
Dimensions
- Hauteur de selle
- 950.00 mm
- Empattement
- 1488.00 mm
- Garde au sol
- 323.00 mm
- Longueur
- 2191.00 mm
- Largeur
- 827.00 mm
- Hauteur
- 1271.00 mm
- Réservoir
- 6.28 L
- Poids
- 104.80 kg
- Prix neuf
- 8 090 €
Présentation
Qu'est-ce qui pousse Honda à tout remettre à plat sur une machine qui venait de décrocher deux titres Supercross Lites aux États-Unis ? La réponse tient en trois mots : la concurrence ne dort jamais. En 2014, la Honda CRF250R ne se contente pas d'un lifting cosmétique. Elle hérite du châssis de sa grande sœur, la CRF 450 R, et repart quasiment d'une feuille blanche. Un pari risqué, mais cohérent avec la philosophie du HRC qui préfère viser juste plutôt que corriger à la marge.

Le cœur de cette refonte, c'est le cadre double poutre en aluminium. Sixième génération dédiée au motocross chez Honda, il pèse à peine 9,35 kg et place la colonne de direction plus bas sur les longerons. Conséquence directe : le centre de gravité s'abaisse, l'inertie diminue, et la CRF250R gagne en agilité dans les changements d'appui. Avec un empattement de 1 488 mm et une garde au sol de 323 mm, la géométrie reste classique pour la catégorie, mais la connexion avec le train avant prend une dimension nouvelle. On sent que Honda a cherché cette fameuse "flexibilité calculée" du châssis, celle qui donne confiance au pilote quand le grip se dérobe en entrée de virage. Face à la Yamaha YZ250F, qui joue plutôt la carte de la rigidité, c'est une approche différente, plus progressive. La question de savoir si la Honda CRF250R est un 2 temps revient souvent chez les débutants : la réponse est non, c'est bien un monocylindre 4 temps, quatre soupapes Unicam, refroidi par eau. Et la différence entre Honda CRF250R et CRF250F se joue précisément là : la R est une pure machine de compétition, la F vise le loisir.
Côté moteur, le bloc de 249 cc conserve son alésage de 76,8 mm et sa course de 53,8 mm, mais le taux de compression grimpe à 13,5:1. Honda a retravaillé les conduits d'admission et d'échappement, revu la cartographie de l'injection PGM-FI et modifié l'angle des injecteurs. Résultat : 43 chevaux à 8 500 tr/min et un couple de 47,7 Nm dès 6 500 tours. Les gains se concentrent dans les bas et moyens régimes, là où ça compte sur une piste de MX quand il faut relancer en sortie d'ornière. La boîte cinq rapports a été renforcée pour encaisser les sollicitations. Ce n'est pas le moulin le plus rageur du plateau, la KTM 250 SX-F poussait déjà fort à l'époque, mais sa régularité et sa disponibilité à bas régime restent des atouts précieux pour un pilote amateur qui n'a pas le coup de poignet d'un pro.
Les suspensions Showa méritent qu'on s'y attarde. La fourche inversée de 48 mm offre 16 positions de réglage en détente comme en compression. L'amortisseur arrière, raccourci de 14,5 mm et fixé plus bas sur le cadre, participe à cette quête permanente de centralisation des masses. Le système Pro-Link propose 17 positions en détente et une compression séparable basses/hautes vitesses, avec 13 positions et 3,5 tours de réglage. De quoi passer des heures à peaufiner, pour ceux qui aiment ça. L'ensemble repose sur des pneumatiques en 80/100-21 à l'avant et 100/90-19 à l'arrière, format standard en MX. Le freinage, double disque avant avec étrier deux pistons et simple disque arrière, fait le travail sans fioriture. Le tout pour un poids tous pleins faits de 104,8 kg et un réservoir de 6,28 litres, compact mais suffisant pour des manches de vingt minutes.
Proposée à 8 090 euros en 2014, la Honda CRF250R visait autant le pilote amateur sérieux que le compétiteur régional. Les millésimes suivants, du CRF250R 2022 au CRF250R 2024 et même le CRF250R 2025, ont continué sur cette lancée avec des évolutions progressives. Mais ce millésime 2014 marque un tournant, celui où Honda a cessé de polir une base vieillissante pour repartir de zéro. Le prix reste élevé face à certaines japonaises concurrentes, et la hauteur de selle de 950 mm exclut les gabarits les plus modestes. Pourtant, pour qui cherche un outil de travail fiable et équilibré sur les terrains de cross, cette CRF reste un choix solide. Pas la plus spectaculaire, mais celle qui vous ramène entier au stand.
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