Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1202 cc
- Puissance
- 67.0 ch @ 6000 tr/min (49.3 kW)
- Couple
- 96.1 Nm @ 3500 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 10 : 1
- Alésage × course
- 88,9 x 96,8 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double berceau en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléscopique Ø 49 mm, déb : 91 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 41 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 300 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 260 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 130/90-16
- Pression avant
- 2.48 bar
- Pneu arrière
- 150/80-16
- Pression arrière
- 2.76 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 705.00 mm
- Réservoir
- 7.90 L
- Poids
- 256.00 kg
- Poids à sec
- 248.00 kg
- Prix neuf
- 12 590 €
Présentation
Est-ce qu’une Harley-Davidson Sportster peut encore surprendre, ou est-elle condamnée à jouer les mêmes riffs depuis des décennies ? La XL 1200 X Forty-Eight Special de 2019 tente une réponse, avec un mélange d’audace et de tradition qui sent bon l’essence et le chrome. Sous son apparence de bad boy urbain, elle cache un cœur simple : le fidèle bicylindre Evolution de 1202 cc, délivrant 67 chevaux à 6000 tours et un couple de 96 Nm dès 3500 tr/min. Ces chiffres ne feront pas trembler un bloc japonais moderne, mais ici, la puissance se mesure autrement. C’est dans la sensation, dans cette basse continue qui vibre sous les cuisses, que le moteur trouve son vrai terrain d’expression.

Harley a joué sur les détails pour distinguer cette version Special. Le réservoir « Peanut » reste minuscule, avec 7,9 litres à peine, une provocation assumée qui limite les trajets mais amplifie le style. Le guidon Tallboy noir modifie la posture, un peu plus haute et décontractée, sans sacrifier l’attitude agressive. Sur le cadre double berceau en acier, quelques artifices ont été supprimés – évidements du protège-courroie, couvre-silencieux – pour accentuer la sobriété. À 256 kg tous pleins faits, elle n’est pas une légère, mais sa selle à 705 mm rend l’enfourchement accessible même pour un pilote de taille moyenne.
La mécanique reste classique, voire archaïque pour certains. La fourche téléscopique de 49 mm et les amortisseurs latéraux offrent un débattement modeste, adapté au bitume lisse mais peu tolérants sur les routes déformées. Le freinage à double disque, avec un étrier deux pistons à l’avant, suffit pour les allures city, mais manque de poigne si on pousse la machine vers ses 170 km/h théoriques. La transmission par courroie et la boîte cinq rapports sont solides, mais leur fonctionnement requiert une certaine habitude, loin de la précision d’une sportive européenne.
Comparée à une Triumph Street Twin ou à une Indian Scout, la Forty-Eight Special se positionne clairement comme un objet d’émotion plus que de performance. Son prix de 12590 euros est un argument de poids, identique à la version standard, ce qui rend le choix purement esthétique. Elle vise le rider urbain qui cherche une présence, un caractère brut, sans se soucier des longs voyages ou des records de vitesse. C’est une moto pour ceux qui préfèrent le feeling au chiffre, l’attitude à l’agilité.
Finalement, cette Sportster n’est pas une révolution. Elle ajuste son image, affine son look, mais garde intacte son ADN rugueux et charismatique. On l’adopte pour son tempérament, pour ce ronronnement unique qui fait trembler les vitres, pas pour ses prouesses techniques. Elle reste une petite crapule, mais une crapule qui sait exactement pourquoi on l’aime.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS de série
Infos pratiques
- Véhicule accessible au permis A2 ou bridable à 47.5ch / 35 Kw
- La moto est accessible aux permis : A, A2
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