Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1202 cc
- Puissance
- 75.0 ch @ 6000 tr/min (55.2 kW)
- Couple
- 98.1 Nm @ 3200 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 10 : 1
- Alésage × course
- 88,9 x 96,8 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double berceau en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléscopique Ø 39 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque , étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque , étrier simple piston
- Pneu avant
- 130/90-16
- Pneu arrière
- 150/80-16
Dimensions
- Hauteur de selle
- 710.00 mm
- Réservoir
- 7.95 L
- Poids
- 260.00 kg
- Poids à sec
- 251.00 kg
- Prix neuf
- 10 990 €
Présentation
Comment faire du neuf avec du vieux ? Harley-Davidson a sa recette, éprouvée comme un V-Twin à culasses en aluminium. La Sportster Forty Eight de 2013 en est la parfaite illustration, un exercice de style où l’on recycle les codes des années 1950 pour séduire le bobber des temps modernes. Son nom ne sort pas d’un chapeau : il fait directement référence au mythique réservoir « peanut » de 1948, ici réduit à une portion congrue de 7,9 litres. Une autonomie de misère qui confine la bête à la virée urbaine ou au café du coin, mais qu’importe, le style est roi.

Visuellement, elle assume son caractère sombre et massif. Le noir domine partout, du cadre au moteur, des roues à rayons de 16 pouces au réservoir, ne laissant que les échappements et quelques pièces mécaniques briller d’un éclat chromé. La silhouette est basse, ramassée, avec une selle solo à 71 cm du sol qui invite presque à s’asseoir par terre. Le pneu avant, large et trapu, semble écraser l’asphalte, tandis que le garde-boue tronqué et les rétroviseurs montés sous le guidon achèvent de lui donner cette posture agressive de custom pure souche. C’est une moto qui joue la carte de l’authenticité radicale, quitte à sacrifier allègrement le pratique sur l’autel du look.
Mais que vaut-elle une fois le contact tourné ? Le vieux moteur Evolution de 1202 cm3 prend la parole avec son vocabulaire bien à lui. Ne lui parlez pas de régimes stratosphériques ou de puissance étourdissante : ses 75 chevaux sont presque anecdotiques. L’important réside dans son couple charnu de 98 Nm, disponible dès 3200 tr/min, qui pousse la moto en avant avec une sensation de vague de fond plutôt que de coup de fouet. Les vibrations font partie du spectacle, savamment dosées pour rappeler qu’on est sur une mécanique vivante, pas sur une turbine aseptisée. La boîte à cinq rapports est précise, et la transmission par courroie ajoute au silence relatif de l’ensemble. En revanche, avec ses 260 kg tous pleins faits, la Forty-Eight n’est pas une fée du changement de direction. La fourche et les amortisseurs sont à leur minimum vital, juste capables d’absorber les défauts de la chaussée sans prétendre au confort ou à la précision. C’est une moto à piloter calmement, en savourant l’ambiance, pas à attaquer dans les virages.
A qui s’adresse-t-elle ? Clairement au rider urbain en quête de style, au débutant attiré par l’image Harley, ou à l’amateur de customs qui cherche une base facile à personnaliser. Pour près de 11 000 euros à l’époque, on achetait surtout un mythe et une présence inégalée. Face à une concurrence japonaise souvent plus performante et polyvalente, la Forty-Eight ne joue pas dans la même cour. Elle vend une émotion, un statut, une esthétique rétro assumée. C’est une moto dont les défauts – autonomie ridicule, confort spartiate, comportement dynamique limité – font presque partie du charme aux yeux de ses adeptes. Un objet désir plus qu’une machine rationnelle, et c’est précisément là que réside toute sa force.
Infos pratiques
- Véhicule accessible au permis A2 ou bridable à 47.5ch / 35 Kw
- La moto est accessible aux permis : A, A2
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