Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1202 cc
- Puissance
- 67.0 ch @ 5750 tr/min (49.3 kW)
- Couple
- 96.1 Nm @ 3750 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 10 : 1
- Alésage × course
- 88,9 x 96,8 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double berceau en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléscopique Ø 39 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 300 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 260 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 130/90-16
- Pneu arrière
- 150/80-16
Dimensions
- Hauteur de selle
- 710.00 mm
- Réservoir
- 7.95 L
- Poids
- 255.00 kg
- Poids à sec
- 245.00 kg
- Prix neuf
- 11 590 €
Présentation
Imaginez un objet qui ne serait pas tout à fait une moto, mais plutôt une déclaration d’intention roulante, un condensé d’attitude qui carbure au 95 et à la nostalgie. La Harley-Davidson Sportster Forty Eight de 2015 est exactement cela. Avec son réservoir « peanut » de 7,9 litres, un hommage direct aux modèles de 1948, elle pose d’emblée son credo : l’esthétique prime, quitte à sacrifier l’autonomie sur l’autel du style. Ce choix, radical, définit son utilisateur. Il ne s’agit pas d’un routard mais d’un urbain stylé, d’un bad boy en devenir ou d’un esthète qui accepte de faire le plein tous les 120 kilomètres pour le privilège de piloter une sculpture mécanique.

Sous cette carrosserie noire de jais, presque entièrement dépourvue de chrome, bat le traditionnel V-Twin Evolution de 1202 cm3. Avec 67 chevaux à 5750 tr/min, les chiffres ne font pas trembler les fiches techniques de la concurrence japonaise ou européenne. Mais ici, la métrique qui compte s’appelle le couple, et ses 96 Nm disponibles dès 3750 tr/min. C’est cette poussée viscérale, cette vague de traction qui caractérise l’expérience. La boîte cinq rapports claque avec cette fermeté mécanique propre à Milwaukee, et la transmission par courroie assure un silence relatif, laissant s’exprimer le ronronnement gras du bicylindre. À comparer avec une Yamaha Bolt ou une Indian Scout, la Sportster paraît moins aboutie techniquement, mais elle vend un sentiment, une authenticité brute que ses rivales parfois trop lissées peinent à offrir.
La mise à jour de 2014 a apporté une dose de modernité bienvenue, sans altérer l’âme. L’ABS devient sérieux, le disque avant grandit à 300 mm, et le système Smart permet un démarrage sans clé. Mais le vrai progrès est dans le feeling au freinage, avec un maître-cylindre revu. Ces améliorations ne changent rien au caractère fondamentalement analogique de la machine. La selle à 71 cm de haut et le poids affirmé de 255 kg tous pleins faits en font une moto accessible, mais son train avant déployé et son pneu avant surdimensionné en 130/90-16 demandent un peu de muscle dans les virages serrés. C’est une moto pour se montrer, pour traîner en ville ou sur les routes côtières, pas pour attaquer un col en rythme.
Au final, la Forty Eight est un exercice de style parfaitement assumé. Son réservoir miniature, sa selle monoplace égoïste, son garde-boue avant tronqué et ses rétroviseurs sous le guidon dessinent une silhouette immédiatement reconnaissable, agressive et rétro à la fois. Elle séduira celui pour qui la moto est un accessoire de mode motorisé, un prolongement de sa personnalité. Pour 11 590 euros à l’époque, on n’achetait pas une performance, mais un ticket d’entrée dans un mythe, avec tous les compromis que cela implique. Une machine à caractère, donc, parfois têtue, souvent enivrante, et résolument unique.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS de série
Infos pratiques
- Véhicule accessible au permis A2 ou bridable à 47.5ch / 35 Kw
- La moto est accessible aux permis : A, A2
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