Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1202 cc
- Puissance
- 75.0 ch @ 6000 tr/min (55.2 kW)
- Couple
- 103.0 Nm @ 3200 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 10 : 1
- Alésage × course
- 88,9 x 96,8 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double berceau en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléscopique Ø 39 mm, déb : 117 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs Showa, déb : 104 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 292 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 260 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 100/90-19
- Pression avant
- 2.07 bar
- Pneu arrière
- 150/80-16
- Pression arrière
- 2.76 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 678.00 mm
- Réservoir
- 12.50 L
- Poids
- 260.00 kg
- Poids à sec
- 250.00 kg
- Prix neuf
- 9 995 €
Présentation
En 2011, Harley-Davidson a sorti de sa manche un petit joker qui sentait le bitume chaud et l'huile chaude. Le XL 1200 N Sportster Nightster, c’est la réponse de Milwaukee au gars qui trouve les autres Sportster trop policées, trop chromées, trop… gentilles. Imaginez un Bobber né dans l’usine, avec ce noir mat qui avale la lumière et cette silhouette traquée, prête à bondir. La selle à 67,8 cm de haut est une invitation pour presque tout le monde, un piège tendu pour vous faire croire que cette machine est accessible. Et elle l’est, jusqu’à ce que vous tourniez la clé.

Son cœur, c’est bien sûr l’indémodable V-Twin Evolution de 1202 cm3. Mais ici, les chiffres ne racontent qu’une partie de l’histoire. 75 chevaux à 6000 tr/min, c’est modeste sur le papier, à côté d’un roadster japonais contemporain. Mais ce qui compte, c’est ce couple de 103 Nm disponible dès 3200 tr/min, une vague de poussée qui vous plaque au dossier et fait chanter la courroie. La boîte à cinq rapports claque avec ce son métallique si caractéristique, et la vitesse max annoncée de 170 km/h semble presque accessoire. L’expérience est ailleurs, dans cette propulsion lourde et sonore, ces vibrations qui montent dans les pieds et les mains, ce dialogue permanent avec une mécanique vivante. Le freinage, avec ses deux disques à l’avant, fait le job sans flamboyance, un peu comme le reste de la technique : simple, robuste, dédiée à la sensation pure.
Comparé à une Yamaha Bolt ou même une Sportster Forty-Eight plus tape-à-l’œil, le Nightster joue la carte de l’austérité assumée. C’est le minimalisme en version muscle. Le réservoir de 12,5 litres est petit, le garde-boue arrière tronqué, les chromes sont bannis. On adore ou on déteste les détails comme le phare intégré aux clignotants ou la plaque déportée, mais personne ne reste indifférent. C’est exactement le but. Cette moto ne cherche pas à plaire à la foule, elle cherche son rider, celui qui veut une Harley au look custom sans passer par la case atelier, un bad boy d’usine prêt à l’emploi.
À près de 10 000 euros à l’époque, elle n’était pas donnée, mais elle offrait un sésame vers le mythe Harley pour les puristes du style brut. Son poids de 260 kg en ordre de marche se fait sentir à l’arrêt, mais une fois lancé, la bête se porte bien, même si les suspensions de base ne sont pas faites pour avaler les nids de poule avec délice. C’est une machine de caractère, pour des trajets urbains avec style et des virées le week-end où l’arrivée importe moins que le voyage. Elle ne convient pas au débutant absolu, effrayé par son poids et sa chaleur, ni au routard qui compte les kilomètres. Elle est faite pour celui qui, au feu rouge, aime sentir les regards et entendre le ralenti saccadé de son bicylindre annoncer, sans ambiguïté, que le plaisir est avant tout une affaire d’émotions brutes.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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