Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1449 cc
- Puissance
- 63.0 ch @ 5300 tr/min (46.3 kW)
- Couple
- 104.0 Nm @ 3200 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 8.8 : 1
- Alésage × course
- 95.3 x 101.6 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection Ø 45 mm
Châssis
- Cadre
- double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 142 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 103 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Pneu avant
- 90/80-21
- Pression avant
- 2.07 bar
- Pneu arrière
- 160/70-16
- Pression arrière
- 2.62 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 640.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L
- Poids
- 305.00 kg
- Poids à sec
- 287.00 kg
- Prix neuf
- 17 801 €
Présentation
Imaginez une moto qui ne parle pas, mais qui rugit. Pas avec des chiffres, mais avec une présence. La FXSTB Night Train de 2004 est cet objet. Harley-Davidson, souvent vue comme une fabrique de folklore américain, a ici fait un geste intéressant : elle a laissé ses ingénieurs européens dessiner cette machine. Une Softail destinée initialement au marché du vieux continent, avant de conquérir le catalogue mondial. C’est une moto qui prouve que le style minimaliste et les lignes épurées peuvent aussi être une langue universelle pour la firme de Milwaukee.

Son nom est un programme. Night Train. Tout est noir, ou devrait l’être. Le cadre, le moteur, les roues. Cette teinte n’est pas un détail, elle est l’essence. Elle absorbe la lumière et rejette toute frivolité. Techniquement, elle repose sur le fameux cadre Softail, cette illusion parfaite qui masque les amortisseurs pour donner une ligne de rigidité à l’ancienne, tandis que le moteur Twin Cam B de 1449 cc trône au centre. Avec 63 chevaux et 104 Nm de couple, les chiffres ne sont pas étourdissants, mais ils sont là où il faut : le couple massif arrive dès 3200 tours, prêt à vous tirer sans cérémonie. Le Twin Cam, avec son balancier, vibre avec une rudesse civilisée, une rumeur mécanique qui parle sans devenir insupportable.
Sur la route, ce n’est une machine pour les chiffres. Avec un poids tous pleins faits de 305 kg et une selle à 640 mm, elle impose une stature, une assise basse et large. La vitesse max annoncée de 160 km/h est presque une anecdote ; ce qui compte est la sensation de propulsion constante, la transmission par courroie qui fonctionne sans un bruit, la boîte de cinq rapports révisée pour 2000. Les freins, deux disques de 292 mm avec étriers quatre pistons, sont corrects pour l’époque, mais on ne cherchera pas la performance de freinage d’une sportive moderne. C’est une moto pour avaler des horizons, pas pour les compter.
Qui est fait pour elle ? Le routard qui préfère l’atmosphère à la vitesse, l’esthétique à la feuille de specs. Celui qui veut une Harley-Davidson dans sa forme plus sobre, plus européenne peut-être, sans les chromes excessifs. Comparée aux autres Softail de l’époque, comme la Deuce, la Night Train se distingue par cette radicalité monochrome, cette presque austérité qui devient son charme principal. Son réservoir de 18,9 litres annonce des trajets longs, et son allure vous suit même à l’arrêt.
En définitive, la Night Train de 2004 est une déclaration. Pas la plus puissante, pas la plus légère, mais une des plus cohérentes dans son propos. Elle montre que Harley-Davidson pouvait, à l’époque, concevoir une machine au style pur et direct, un véhicule où chaque choix—la couleur, la ligne, la disposition du moteur—servait une idée simple : être une présence noire et massive dans le paysage. Un train de nuit, silencieux et imposant, qui passe et laisse une trace durable.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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