Performances clés
Caractéristiques techniques
- Couple
- 104.0 Nm @ 3200 tr/min → 106.0 Nm @ 3200 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps → V2, four-stroke
- Refroidissement
- par air → Air
- Taux de compression
- 8.8 : 1 → 8.8:1
- Alésage × course
- 95.3 x 101.6 mm → 95.3 x 101.6 mm (3.8 x 4.0 inches)
- Alimentation
- Injection Ø 45 mm → Carburettor
- Transmission finale
- Courroie → Belt (final drive)
- Hauteur de selle
- 640.00 mm → 680.00 mm
- Empattement
- — → 1695.00 mm
- Garde au sol
- — → 139.00 mm
- Longueur
- — → 2420.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L → 19.70 L
- Poids à sec
- 287.00 kg → 305.00 kg
Moteur
- Cylindrée
- 1449 cc
- Puissance
- 63.0 ch @ 5300 tr/min (46.3 kW)
- Couple
- 106.0 Nm @ 3200 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 8.8:1
- Alésage × course
- 95.3 x 101.6 mm (3.8 x 4.0 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Carburettor
Châssis
- Cadre
- double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Belt (final drive)
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 142 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 103 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Pneu avant
- 90/80-21
- Pression avant
- 2.07 bar
- Pneu arrière
- 160/70-16
- Pression arrière
- 2.62 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 680.00 mm
- Empattement
- 1695.00 mm
- Garde au sol
- 139.00 mm
- Longueur
- 2420.00 mm
- Réservoir
- 19.70 L
- Poids
- 305.00 kg
- Poids à sec
- 305.00 kg
- Prix neuf
- 17 801 €
Présentation
Qui aurait cru que la silhouette la plus sombre et la plus européenne de la gamme Harley-Davidson serait née loin des usines de Milwaukee ? La Night Train de 2003 est le fruit d'une demande spécifique du marché continental, un custom pensé pour nos routes et nos regards, avant de conquérir le monde entier. Elle porte en elle cette ambivalence, un pur produit américain taillé par des exigences étrangères, ce qui lui donne une personnalité unique dans le catalogue souvent très homogène du fabricant.

Son nom est un programme, et la moto l'honore sans faille. Noir. Tout est noir, ou presque. Le cadre Softail qui simule une ligne rigide, le gros moteur Twin Cam B de 1450 cc, les roues, les éléments de carrosserie. Cette uniformité chromatique lui donne une allure grave, presque menaçante, qui tranche avec les chromes éclatants de ses congénères. Elle ne fait pas de bruit, elle fait de l'ombre. Et sous cette carapace sombre bat un cœur de 63 chevaux, peut-être modeste sur papier, mais dont le couple de 106 Nm disponible dès 3200 tr/min donne toute sa substance. Ce V2 est une machine à sensations profondes, pas à chiffres étourdissants.
La mécanique a été modernisée pour l'ère 2000, avec une boîte de vitesses plus précise et un freinage à double disque de 292 mm, suffisant pour maîtriser les 305 kg tous pleins faits de la bête. La suspension, typique Softail, offre un débattement modeste mais une tenue de route acceptable pour le genre, avec une selle basse à 680 mm qui invite à enfourcher la machine sans complexe. C'est une Harley qui se veut accessible, moins intimidante que certaines, mais qui ne renie rien de son caractère. Elle vibre, elle grogne, elle sent le carburant et l'huile chaude. C'est authentique.
Comparée à une Yamaha V-Max de l'époque ou même aux autres Softail comme la Deuce, la Night Train joue la carte de la sobriété radicale. Elle ne cherche pas à être la plus rapide, la plus luxueuse ou la plus technologique. Elle est une déclaration d'intention stylistique, un objet de désir pour ceux qui veulent une custom noire et implacable, sans fioritures. Son réservoir de près de 20 litres lui offre une autonomie correcte pour de longs trajets, mais sa vitesse max autour de 160 km/h et son poids conséquent la cantonnent à un rôle de cruiser de grand tourisme ou de showpiece urbaine.
Pour 17801 euros à l'époque, elle représentait un investissement important, mais cohérent avec l'image de marque. Aujourd'hui, elle est une pièce de collection recherchée, un modèle qui a marqué les esprits par son minimalisme audacieux. Elle ne convient pas au débutant, ni au pistard en quête de performance. Elle est l'arme de choix du routard qui privilégie le style et la sensation à la statistique brute, de celui qui veut traverser les paysages en se fondant dans leur ombre. La Night Train n'est pas une moto, elle est un mood.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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