Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1449 cc
- Puissance
- 68.0 ch @ 5400 tr/min (50.0 kW)
- Couple
- 106.0 Nm @ 2900 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 8.8:1
- Alésage × course
- 95.3 x 101.6 mm (3.8 x 4.0 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2
- Arbres à cames
- 1 ACT
- Alimentation
- Carburettor
Châssis
- Cadre
- Double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Belt (final drive)
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 109 mm
Freins
- Frein avant
- Dual disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 100/90-19 51V
- Pneu arrière
- 150/80-B16 71V
Dimensions
- Hauteur de selle
- 708.00 mm
- Empattement
- 1580.00 mm
- Garde au sol
- 149.00 mm
- Longueur
- 2310.00 mm
- Réservoir
- 18.50 L
- Poids à sec
- 315.00 kg
- Prix neuf
- 16 785 €
Présentation
Est-ce qu’une Harley-Davidson peut vraiment être une moto de voyage ? Au tournant des années 2000, la division Dyna a répondu par l’affirmative avec la FXDXT T-Sport, une proposition audacieuse qui greffe une âme de routard sur le châssis nerveux de la Super Glide Sport. On est loin du paquebot ultra-équipé ; ici, la recette est simple, presque artisanale : une selle confortable, un pare-brise ajustable et deux sacoches souples étanches. L’idée n’est pas de tout révolutionner, mais d’offrir à une custom déjà vive les moyens de s’évader.

Car le cœur de la bête reste ce fameux Twin Cam 88B de 1450 cm3, un V2 qui distille 68 chevaux et, surtout, un couple mastoc de 106 Nm disponible dès 2900 tours. Sur la route, c’est cette générosité à bas régime qui séduit. La mécanique répond instantanément à la poignée, propulsant les 315 kilos à sec avec une autorité tranquille, même si le compteur plafonne autour des 170 km/h. La transmission par courroie est souple, la boîte à cinq rapports précise pour une Harley, et le tout respire une robustesse rassurante. Ce moteur est un compagnon de route idéal, infatigable et charismatique.
La partie-cycle, héritée de la Super Glide Sport, apporte un sérieux surcroît d’agilité par rapport à une Softail. L’empattement de 1580 mm et la garde au sol correcte permettent de s’engager avec confiance dans les virages, même si le poids et les suspensions à débattement limité rappellent vite les limites du genre. On ne danse pas comme sur une sportive japonaise, mais on roule avec un plaisir sincère, enroulé et fluide. Le freinage, avec ses deux disques à l’avant mordus par des étriers quatre pistons, est suffisant pour calmer l’élan sans décevoir.
Mais la T-Sport est-elle pour autant une grande voyageuse ? Les sacoches, bien qu’étanches et pratiques, ont un volume limité. Le pare-brise ajustable est efficace contre les intempéries, mais son esthétique peut diviser. Et il faut composer avec des détails typiquement Harley : une béquille pas toujours commode, des compteurs un peu trop discrets, un réservoir de 18,5 litres qui impose des pauses régulières. C’est une moto de road-trip à l’ancienne, pour celui qui privilégie le feeling au confus absolu.
Au final, la Dyna T-Sport séduira le routard charme d’une custom authentique, celui qui veut avaler des kilomètres sans renier le grognement du V-Twin et le style cru d’une Harley. Elle n’a ni le luxe d’une Gold Wing ni la polyvalence d’un trail, mais elle possède une personnalité rare, à mi-chemin entre la virée sportive et l’évasion. Un pari réussi, pour une époque où les motos avaient encore le goût de l’essence et du caractère.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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