Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1801 cc
- Puissance
- 98.0 ch (72.1 kW)
- Couple
- 146.0 Nm @ 3000 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 9.2:1
- Alésage × course
- 101.6 x 111.1 mm (4.0 x 4.4 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection. Electronic Sequential Port Fuel Injection
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Belt (final drive)
- Embrayage
- Multi-plate with diaphragm spring in oil bath
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs sous le moteur
Freins
- Frein avant
- Single disc. ABS, 4-piston
- Frein arrière
- Single disc. ABS, 2-piston
- Pneu avant
- MT90-B16
- Pneu arrière
- MU85-B16
Dimensions
- Hauteur de selle
- 655.00 mm
- Empattement
- 1630.00 mm
- Garde au sol
- 120.00 mm
- Longueur
- 2430.00 mm
- Réservoir
- 18.93 L
- Poids
- 354.70 kg
- Poids à sec
- 343.00 kg
- Prix neuf
- 30 000 €
Présentation
Trente mille euros. La somme s'affiche sans ciller, et pourtant personne ne sourcille vraiment devant une CVO. C'est que Harley-Davidson a compris depuis longtemps que certains clients n'achètent pas une moto, ils achètent un état d'esprit, une déclaration, une pièce de musée qu'on ose quand même sortir le dimanche. La Softail Deluxe dans sa version CVO 2015 incarne ce paradoxe avec une cohérence désarmante : tout y est excessif, et pourtant tout semble juste à sa place.

Le premier contact visuel fait l'effet d'une gifle. Les peintures Art Déco sont travaillées avec une précision d'orfèvre, les jantes à neuf branches en aluminium chromé portent des pneus à flancs blancs qui renvoient aux grandes heures du custom américain des années cinquante. Les selles, pilote et passager, sont cousues main. Les valises latérales sont en cuir véritable. La nacelle Hiawatha abrite un bloc optique LED avec un Daymaker au regard expressif qui éclaire la nuit comme un projecteur de cinéma. C'est du lourd, au sens propre : 354 kg tous pleins faits, une hauteur de selle contenue à 655 mm qui permet aux gabarits moyens de poser pied à terre sans angoisser. Pour qui vient du monde des roadsters sportifs, la prise en main initiale ressemble à un déménagement ; on apprend vite à laisser la masse travailler seule.
Sous les chromes, le twin-cam 110 cubic inches, soit 1 801 cm3 de cylindrée, impose sa présence dès le premier coup de démarreur, un démarrage sans clé grâce au système H-D Smart. Les 98 chevaux arrivent avec la tranquillité d'un fleuve en crue, mais c'est surtout le couple de 146 Nm à 3 000 tr/min qui définit le caractère de la machine. On ne parle pas d'accélération frénétique, on parle de traction souveraine, d'une réponse à la poignée qui pousse dans le dos avec une conviction absolue. La vitesse maximale plafonne autour de 170 km/h, ce qui suffit largement sur les routes américaines imaginées par ses concepteurs, et même sur nos nationales à 80. La boîte à six rapports avec transmission par courroie gère tout ça avec une douceur qui tranche radicalement avec la culture de certains muscles européens.
La mise à jour 2015 a eu le bon goût de s'attaquer au freinage, longtemps le talon d'Achille des Softail. Le disque avant de 300 mm, accompagné d'un maître-cylindre et d'un étrier redessinés, réduit l'effort nécessaire de 40 % pour atteindre le freinage optimal. L'ABS complète le dispositif discrètement, sans jamais s'afficher comme une concession technologique gênante. Le régulateur de vitesse est de série, détail qui prend tout son sens sur les longues liaisons autoroutières où la CVO Deluxe excelle naturellement. L'empattement de 1 630 mm et la garde au sol de 120 mm dessinent une trajectoire évidente : les lignes droites et les grandes courbes, pas les routes de montagne en épingle.
Ce que la CVO Softail Deluxe vend mieux que n'importe quelle concurrente directe — Indian Chief Vintage, Kawasaki Vulcan 1700 — c'est une expérience complète, une narration visuelle et sonore qui justifie à elle seule l'écart de prix. Face à une Chief Vintage mieux suspendue et plus maniable à bas régime, la Harley répond par l'intensité émotionnelle et la profondeur du catalogue d'accessoires. C'est un choix irrationnel que ses acheteurs assument pleinement. Elle ne s'adresse pas aux débutants, pas aux citadins pressés, pas aux pistards en quête de sensations à haute fréquence. Elle parle à ceux qui roulent pour le plaisir pur du déplacement, qui apprécient les savoir-faire artisanaux et qui considèrent leur moto comme une extension de leur personnalité. Pour eux, 30 000 euros ne sont pas un tarif, c'est un ticket d'entrée.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS de série
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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