Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1339 cc
- Puissance
- 150.0 ch @ 8000 tr/min (110.3 kW)
- Couple
- 132.4 Nm @ 6500 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- combiné air / huile
- Taux de compression
- 12.5 : 1
- Alésage × course
- 103.6 x 79 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection Ø 62 mm
Châssis
- Cadre
- périmétrique en aluminium, contenant le carburant
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Öhlins Ø 43 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur Öhlins
Freins
- Frein avant
- Freinage
- Frein arrière
- Freinage 1 disque
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pneu arrière
- 190/55-17
Dimensions
- Réservoir
- 16.70 L
- Prix neuf
- 30 000 €
Présentation
Il y a des ingénieurs qui savent quand s'arrêter, et il y a Erik Buell. Après avoir poussé ses XB9 et XB12 dans leurs derniers retranchements, cet Américain obsessionnel a décidé de franchir la ligne blanche qui sépare la moto de route de l'outil de piste pur. La XBRR n'est pas homologuée pour circuler sur voie publique. Ce n'est pas un oubli administratif, c'est une déclaration d'intention.

Pour comprendre cette machine, il faut remonter au milieu des années 80, quand Buell construisait sa RW750 de ses propres mains pour affronter le championnat AMA. La XBRR renoue avec cet état d'esprit artisanal et radical. Le cadre périmétrique en aluminium fait office de réservoir, le bras oscillant contient l'huile moteur, la compacité est poussée à l'extrême. Mais la vraie nouveauté tient dans l'empattement modulable : en jouant sur l'axe de biellette, le pilote peut caler l'écart entre les roues de 1315 à 1367 mm selon le tracé du circuit. Ce genre de réglage, on le trouve habituellement sur des prototypes de Superbike d'usine, pas sur une machine à 30 000 euros produite à cinquante exemplaires.
Les trains roulants sont confiés à Öhlins, avec une fourche inversée de 43 mm et un mono-amortisseur taillés pour encaisser des journées entières de roulage intensif. Le freinage repose sur un unique disque périmétrique mordu par un étrier à huit pistons, deux de plus que sur les versions routières. Les jantes en magnésium allègent l'ensemble non-suspendu d'un tiers par rapport à des roues conventionnelles, ce qui se ressent directement dans la précision de mise sur l'angle. Le carénage intégral est en fibre de carbone.
Sous la coque, le V-twin à 45 degrés dérivé de la coopération avec Harley-Davidson grimpe à 1339 cm3. Il développe 150 chevaux à 8000 tr/min et 132,4 Nm de couple à 6500 tr/min, le tout avec un taux de compression de 12,5:1 et un alésage de 103,6 mm pour une course de 79 mm. L'alimentation passe par des injecteurs double corps de 62 mm et une prise d'air dynamique noyée dans le carénage, qui achemine l'air froid directement vers le radiateur d'huile logé au-dessus du réservoir-cadre. C'est un moteur qui ne cherche pas à séduire par la douceur, mais par la densité de son couple sur une large plage de régimes.
Cinquante unités produites, 30 000 euros, zéro plaque d'immatriculation possible. La XBRR ne s'adresse pas aux amateurs du dimanche ni aux collectionneurs qui gardent leurs machines sous vitrine. Elle parle aux pistards qui connaissent déjà la gamme XB, qui veulent quelque chose de plus chirurgical qu'une Superbike japonaise de série et qui acceptent de payer le prix d'une machine pensée depuis le départ pour un seul usage. Face à une Honda RC51 SP2 ou une Ducati 999R de la même époque, la Buell joue une partition différente, plus artisanale, moins consensuelle. C'est précisément ce qui lui donne du caractère.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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