Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1203 cc
- Puissance
- 100.0 ch @ 6600 tr/min (73.6 kW)
- Couple
- 107.9 Nm @ 6000 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- combiné air / huile
- Taux de compression
- 10 : 1
- Alésage × course
- 88,9 x 96,8 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection Ø 49 mm
Châssis
- Cadre
- périmétrique en aluminium, contenant le carburant
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Showa Ø 43 mm, déb : 143 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur Showa, déb : 143 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage
- Frein arrière
- Freinage 1 disque
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pression avant
- 2.34 bar
- Pneu arrière
- 180/55-17
- Pression arrière
- 2.48 bar
Dimensions
- Réservoir
- 16.70 L
- Poids
- 209.00 kg
- Poids à sec
- 179.00 kg
- Prix neuf
- 11 295 €
Présentation
Quand une marque épuise les déclinaisons de son modèle phare, deux lectures sont possibles : soit elle manque d'idées, soit elle maîtrise son sujet au point de pouvoir le tordre dans tous les sens sans le casser. Buell appartient clairement à la seconde catégorie. Après la R, la S, la Scg, la SS et l'Ulysses, voilà la XB-12 STT, pour Super TT, une machine qui emprunte à ses soeurs ce qu'elles ont de meilleur pour composer un caractère hybride.

Le concept est simple à formuler, moins évident à réaliser. Erik Buell a pris la nervosité du street-fighter, lui a greffé le débattement de suspension généreux de l'Ulysses, et a posé le tout sur un châssis périmétrique en aluminium qui fait aussi office de réservoir de carburant. Ce détail de conception, emblématique chez Buell, contribue à un centre de gravité remarquablement bas pour un bicylindre en V à 45°. Le résultat sur la balance : 179 kg à sec, soit une machine dense mais jamais lourde à manier. Les 100 chevaux pointant à 6600 tr/min et le couple de 107,9 Nm disponible à 6000 tr/min s'expriment via une boîte à cinq rapports et une transmission par courroie, sobre et sans entretien fastidieux.
La vocation affichée est celle du supermotard à grande roue. La fourche inversée Showa de 43 mm et le monoamortisseur arrière offrent chacun 143 mm de débattement, ce qui place la STT au-dessus de la SS en termes de tolérance aux imperfections du bitume, sans atteindre la philosophie tout-terrain revendiquée par l'Ulysses. Un entre-deux assumé, orienté vers les routes cassées, les petits cols, les départementales où l'asphalte change de nature tous les kilomètres. Pour coller à cette ambition polyvalente, Buell a monté des Pirelli Scorpion Sync, des pneus à profil mixte capables d'encaisser quelques écarts sans paniquer. La vitesse maximale annoncée de 220 km/h indique que la machine ne renonce pas pour autant à l'autoroute quand la situation l'exige.

L'habillage sobre, presque austère, peut surprendre pour une moto positionnée comme une baroudeuse. Mais c'est précisément là que réside l'intelligence commerciale de Buell : les plaques latérales et le té de fourche hérité de l'Ulysses appellent les numéros de course, les stickers, la personnalisation. La STT se veut une base brute que son propriétaire finit de définir. Face à une KTM 990 SM ou une Aprilia Dorsoduro de l'époque, la Buell joue la carte du bicylindre américain coupleux là où les européennes misent sur les hauts régimes. C'est un choix de tempérament autant que de technique. À 11 295 euros en 2007, elle s'adresse à un pilote qui connaît déjà la marque, qui cherche quelque chose de moins conventionnel qu'une Triumph Speed Triple mais plus polyvalent qu'une XB-12SS pure. Le pistard passera son chemin, le routard aventurier trouvera ici une machine atypique, sincère dans ses intentions et cohérente dans son exécution.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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