Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 2458 cc
- Puissance
- 182.0 ch @ 7000 tr/min (133.9 kW)
- Couple
- 223.6 Nm @ 4000 tr/min
- Refroidissement
- liquide
- Alésage × course
- 110.2 x 85.9 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- struture en aluminium
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Cardan
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 47 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 107 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Brembo Ø 320 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Brembo Ø 300 mm, étrier 4 pistons
- Pneu avant
- 150/80-17
- Pression avant
- 2.90 bar
- Pneu arrière
- 240/50-16
- Pression arrière
- 2.90 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 773.00 mm
- Selle
- Selle biplaces
- Réservoir
- 19.00 L
- Poids
- 322.00 kg
- Poids à sec
- 290.00 kg
- Prix neuf
- 29 500 €
Présentation
2458 cm3 répartis dans trois cylindres. 182 chevaux. 223,6 Nm de couple. Bienvenue dans le monde de la Triumph 2500 Rocket III TFC 2019, une machine qui refuse catégoriquement de jouer la carte de la modération. Pendant que le reste de l'industrie se gargarise de transition écologique, Hinckley balance sur la table le plus gros moteur jamais monté en série sur une moto, revu et gonflé pour l'occasion. Le trois cylindres gagne en alésage (110,2 mm) tout en réduisant sa course (85,9 mm), ce qui en fait un bloc supercarré, plus vif à monter dans les tours. Par rapport à l'ancienne génération, le gain atteint 34 chevaux. Et cette version TFC, limitée à 750 exemplaires, affiche 15 chevaux de plus que les Rocket III R et GT du catalogue. Le message est limpide : Triumph ne revient pas pour faire de la figuration.

La cure d'amaigrissement constitue peut-être la vraie prouesse technique. L'ancienne Rocket III accusait 367 kg tous pleins faits, un poids qui transformait chaque manoeuvre en exercice de musculation. Cette nouvelle génération descend à 322 kg en ordre de marche, soit 290 kg à sec. Plus de 40 kilos évaporés grâce à un cadre aluminium repensé où le moteur participe à la rigidité structurelle. Le résultat place la bête dans les eaux de la Ducati XDiavel, le power-cruiser transalpin qui régnait jusque-là sans véritable opposition européenne. Avec un pneu arrière de 240 mm monté sur un monobras et une fourche inversée de 47 mm, le châssis ne fait pas dans la demi-mesure non plus. Le freinage Brembo à fixation radiale, double disque de 320 mm à l'avant et simple disque de 300 mm à l'arrière, promet une décélération à la hauteur des performances. Il en faudra, vu que la vitesse de pointe annoncée grimpe à 230 km/h.
Côté électronique, Triumph a vidé le catalogue d'options sur cette TFC. Centrale inertielle, antipatinage, ABS cornering, quatre modes de conduite, shifter, aide au démarrage en côte, régulateur de vitesse, démarrage sans clé, écran TFT couleur, navigation Google, contrôle GoPro, connectivité Bluetooth, monitoring de pression des pneus. La liste ressemble à celle d'un grand tourisme premium, sauf qu'elle est montée sur un cruiser dont la vocation première reste de vous coller au dosseret à chaque ouverture de gaz. Les échappements Arrow et les pièces en carbone rappellent que cette version TFC sort de l'atelier Triumph Factory Custom, le département qui habille les modèles pour les grandes occasions.
Chaque exemplaire est livré avec une plaque numérotée, une lettre signée du patron de la marque, un sac en cuir griffé TFC et une housse de protection. Le pack VIP qui accompagne la machine justifie en partie le tarif de 29 500 euros, un prix qui situe la Triumph 2500 Rocket III TFC 2019 dans la stratosphère du segment cruiser. Pour ce budget, on touche au territoire des customs de prestige type BMW R18 First Edition ou Indian Springfield Dark Horse suréquipée. La différence, c'est que ni l'une ni l'autre ne propose un moteur de cette cylindrée ni cette cavalerie.
Cette Rocket III ne s'adresse pas au motard raisonnable qui calcule son coût au kilomètre. Elle vise le passionné qui veut un objet mécanique hors normes, capable de rouler en duo grâce au jeu de selles fourni, avec une selle basse à 773 mm et un réservoir de 19 litres qui limitera l'autonomie sur les longs trajets. C'est le prix à payer quand on nourrit un trois cylindres de 2,5 litres. La transmission par cardan et la boîte six rapports assurent une fiabilité d'usage au quotidien. Mais soyons honnêtes : personne n'achète cette moto pour le quotidien. On l'achète pour sentir 223 Nm de couple vous tordre les bras dès 4 000 tr/min et rappeler que la démesure, parfois, a du bon.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
- Bluetooth
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
- Fabriqué en 750 exemplaires
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