Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 999 cc
- Puissance
- 195.0 ch @ 13500 tr/min (143.4 kW)
- Moteur
- 4 cylindres en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Alésage × course
- 74.5 x 57.3 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection Ø 44 mm
Châssis
- Cadre
- périmétrique double poutre en alu
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Showa Ø 43 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur Showa
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 310 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons (Monoblocs)
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 220 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 120/65-17
- Pneu arrière
- 190/50-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 850.00 mm
- Réservoir
- 24.00 L
- Poids
- 202.00 kg
- Prix neuf
- 150 000 €
Présentation
Quand on parle d'endurance, un nom résonne comme un moteur qui tourne à plein régime dans la nuit du Mans : le SERT. Ce n’est pas une équipe, c’est une institution, une dynastie bleue et blanche bâtie sur des décennies de sueur, d’huile et de victoires. Et au cœur de cette légende, il y a deux piliers : Dominique Méliand, le « Chef » à la sagesse de vieux loup des paddocks, et son arme de prédilection, la Suzuki GSX-R 1000. Leur histoire commune est plus longue que la ligne droite d’Hunaudières ; elle est la colonne vertébrale d’un palmarès qui fait pâlir la concurrence.

La bête présentée ici, la GSX-R 1000 préparée pour la saison 2011, n’est pas une moto de série un peu bricolée. C’est un missile de compétition pur, né pour avaler des stints entiers de 55 minutes à un rythme infernal. Sous son carénage arborant une touche de jaune Dunlop, le quatre cylindres en ligne de 999 cc a subi les traitements Yoshimura. Officiellement, elle aligne 195 chevaux, mais entre nous, tout le monde sait que le compteur de dyno doit friser les 210. La vraie magie n’est pas dans le pic de puissance, mais dans sa disponibilité et sa fiabilité à couper le souffle, gérée par une électronique sur mesure. Avec ses 202 kg les réservoirs pleins, allégée par des jantes magnésium OZ, elle se jette dans les virages avec une agilité qui défie la physique pour une machine aussi imposante.
Mais le génie de cette moto se niche dans les détails, ceux qui font gagner des secondes précieuses lors des relais. Observez ce train avant : la fourche Showa usine est bardée de capteurs et, surtout, de platines qui permettent de faire pivoter les étriers freins Nissin à six pistons sans démonter le garde-boue. La roue avant s’enlève en un clin d’œil. À l’arrière, un système ingénieux permet un changement de roue en moins de cinq secondes. Même le ravitaillement est une affaire de vitesse, avec des vannes de réservoir avalant 6 litres de carburant par seconde. C’est une machine conçue par et pour la guerre des tranchées qu’est l’endurance.
Pourtant, même avec un tel outil, la victoire n’est jamais acquise. En 2011, le GMT94 de Christophe Guyot et les Kawasaki grignotent le terrain. Cette GSX-R a gagné le Bol d’or, mais a été battue à Albacete. Elle n’est pas invincible, car en endurance, la moto ne fait pas tout. Elle n’est que le prolongement d’une équipe entière, du mécanicien qui change les plaquettes sous la pluie au pilote qui résiste à la fatigue à 3h du matin. Mais avouons-le, quand on a une telle artillerie entre les mains, cette GSX-R 1000 SERT qui sent la victoire et l’essence chaude, on a déjà un sacré coup d’avance. Pour le pilote comme pour le spectateur, elle reste l’incarnation brutale et efficace du rêve endurance.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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