Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 961 cc
- Puissance
- 80.0 ch @ 6500 tr/min (58.8 kW)
- Couple
- 90.2 Nm @ 5200 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 10.1 : 1
- Alésage × course
- 88 x 79 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection Ø 35 mm
Châssis
- Cadre
- Tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Öhlins Ø 43 mm, déb : 115 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 100 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage Brembo
- Frein arrière
- Freinage 1 disque
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pression avant
- 2.35 bar
- Pneu arrière
- 180/55-17
- Pression arrière
- 2.60 bar
Dimensions
- Réservoir
- 17.00 L
- Prix neuf
- 20 500 €
Présentation
Cinquante exemplaires. C'est tout ce que Norton a daigné produire de cette Commando 961 Street, et c'est précisément ce chiffre qui dit tout sur l'ambition de la machine : elle ne cherche pas à conquérir un marché, elle vise à séduire une poignée d'initiés qui savent encore ce que "exclusif" signifie vraiment.

L'histoire commence avec deux hommes aux mains dans le cambouis britannique. Henry Cole, figure connue du milieu moto outre-Manche avec sa marque Gladstone, et Guy Willison ont passé du temps à repenser la Commando 961 Sport sans toucher à ce qui fait son essence, ni au moteur ni au châssis. Leur référence ? Une Harley-Davidson 750 Flat Tracker, cette bête de circuit ovale américain, brute et fonctionnelle. Le résultat a convaincu Stuart Gardner, patron de Norton, de valider la série. Quand deux passionnés bricolent dans un garage avec la bénédiction du boss, ça donne rarement quelque chose de tiède.
Le coeur de la machine, c'est ce bicylindre parallèle de 961 cm3 qu'on ne présente plus. Il grogne ses 80 chevaux à 6 500 tr/min avec une franchise qui fait défaut aux twins modernes suréduqués par l'électronique. Le couple, 90,2 Nm disponibles dès 5 200 tr/min, donne une progressivité charnelle et directe, loin des courbes plates optimisées pour les fiches techniques. La boîte à cinq rapports transmet le tout par chaîne, sans sophistication inutile. Norton n'a jamais prétendu jouer dans la cour des grandes cylindrées japonaises à 130 chevaux ; la marque joue une partition différente, plus tactile, plus organique.
Ce qui distingue réellement la Street de ses soeurs Commando, c'est le travail esthétique réalisé sur la partie arrière. L'aluminium remplace les matériaux génériques sur la queue de selle, et la sellerie gaufrée en Alcantara tranche avec ce qu'on trouve habituellement dans cette gamme de prix. Le réservoir de 17 litres, lui aussi en aluminium, adopte une ligne plus tendue. Le guidon Renthal Fatbar repositionne le pilote dans une posture plus verticale, plus urbaine, qui rappelle effectivement les engins de Flat Track. Les pièces en carbone, support de plaque, saute-vent et protection de chaîne, ne sont pas là pour faire sport mais pour affiner l'ensemble avec une cohérence de détails que peu de constructeurs s'accordent encore à ce niveau. Les suspensions Öhlins, fourche de 43 mm et deux amortisseurs latéraux, garantissent une base châssis sans compromis. Brembo gère le freinage avec des étriers à fixation radiale, et on ne se plaint pas.
Le revers de cette exclusivité se lit clairement sur l'étiquette de prix : 20 500 euros. C'est le tarif Norton, ni plus ni moins, et il a de quoi faire tiquer quand on sait que la concurrence italienne ou autrichienne propose des machines techniquement plus évoluées pour des budgets similaires. Mais comparer la Commando Street à une KTM Super Duke ou à une Ducati Monster relèverait d'une erreur de catégorie. On n'achète pas cette Norton pour ses performances sur circuit ou son tableau de bord connecté. On l'achète pour tenir dans sa main quelque chose de rarissime, construit à cinquante exemplaires par des gens qui avaient une idée précise de ce qu'ils voulaient créer. Le public visé n'est pas le motard qui consulte les comparatifs de magazines avant d'acheter ; c'est celui qui a déjà trois motos au garage et cherche une pièce de caractère capable de raconter une histoire.
La Norton 961 Commando Street 2019 est exactement ça, une moto à contre-courant dans un secteur obsédé par l'électronique et les modes. Pour ceux qui comprennent le message, les 20 500 euros ne sont pas un prix ; ils sont une sélection naturelle.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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