Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 554 cc
- Puissance
- 47.6 ch @ 7500 tr/min (35.0 kW)
- Couple
- 50.9 Nm @ 5500 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 11.5 : 1
- Alésage × course
- 70,5 x 71 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Treillis en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 43 mm, déb : 135 mm
- Suspension arrière
- mono-amortisseur
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Brembo Ø 320 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 260 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 100/80-19
- Pneu arrière
- 150/70-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 860.00 mm
- Réservoir
- 20.00 L
- Poids
- 220.00 kg
- Prix neuf
- 9 000 €
Présentation
Est-ce un nouveau modèle MV Agusta, ou l’ombre d’un retour de Cagiva ? Le constructeur de Varèse cultive le flou avec ce Lucky Explorer Project 5.5, présenté comme une entité autonome, sans logo MV en évidence, mais avec une filiation clairement revendiquée à l’Elefant des années 90. Une stratégie intrigante, qui pourrait présager soit d’une renaissance de Cagiva comme marque aventure, soit d’une incursion de MV elle-même dans le segment des trails. Dans les deux cas, ce 5.5 et son grand frère le 9.5 démontrent un appétit certain pour un marché ultra-concurrentiel, celui des machines à l’allure aventurière, qu’elles soient destinées au macadam ou aux chemins.

Visuellement, le pari est réussi. La bulle généreuse, l’habillage costaud, les jantes à rayons et ce regard lumineux composent une silhouette convaincante, prête pour l’évasion. Les détails ne sont pas laissés au hasard : flasques protecteurs sur les disques, ouïes de ventilation stylisées rappelant le logo Lucky Strike – un clin d’œil au sponsor des Cagiva en rallye-raid – et une panoplie complète avec protège-mains, porte-bagages et silencieux haut. Seul le sabot moteur en plastique semble un peu léger pour affronter sérieusement la terre. Cette esthétique robuste tranche radicalement avec les lignes félines et précieuses habituelles de MV Agusta, et pour cause : sous ce déguisement italien bat un cœur chinois.
La motorisation est en effet issue du bicylindre de 500 cm3 de chez Qianjiang, partagé avec les Benelli TRK 502 et Leoncino, mais retravaillé. L’alésage et la course ont été augmentés pour porter la cylindrée à 554 cm3, avec pour résultat 47,6 chevaux à 7500 tr/min et un couple plus étoffé de 50,9 Nm. Pour les puristes, avaler que cette MV ne développe que 35 kW peut être difficile. Pour les autres, cela en fait une moto nativement compatible avec le permis A2, élargissant son public potentiel bien au-delà de celui, plus exigeant, visé par le futur 9.5. Cette accessibilité mécanique contraste avec certaines choix techniques surprenants.
Le châssis repose sur un cadre acier probablement proche de celui de la Benelli, mais avec un bras oscillant aluminium spécifique. Les suspensions Kayaba, réglables, offrent 135 mm de débattement à l’avant, un chiffre qui, combiné aux pneus mixtes 100/80-19 et 150/70-17, indique clairement une vocation plus routière que véritablement exploratrice. C’est un crossover, capable de digérer un chemin bien damé mais pas destiné aux sentiers exigeants. Le freinage, lui, semble presque surdimensionné pour la bête : deux disques de 320 mm à l’avant, pincés par des étriers radiaux Brembo à quatre pistons, un matériel qu’on retrouve sur la Brutale 800. Pour arrêter un ensemble de 220 kg annoncés et une vitesse maximale d’environ 160 km/h, c’est du sérieux, peut-être même un peu trop. L’électronique se limite à l’ABS et à un écran TFT couleur de 5 pouces avec connectivité Bluetooth et GPS, une dotation sobre mais suffisante.

Au final, que penser de cette Lucky Explorer 5.5 ? C’est un habile et beau restylage d’une plateforme Benelli éprouvée, jouant sur une image plus premium. Elle ne viendra pas concurrencer sa cousine à bas prix, mais propose une alternative stylée avec les atouts et les défauts de son origine : un design réussi, un moteur docile et accessible, mais aussi un poids conséquent et un tarif de 9000 euros qui demande réflexion. Son charme opère, mais il s’agit d’une machine de route à l’allure aventurière, bien loin de l’exigence technique des véritables trails. Un chemin intéressant pour MV Agusta, à condition que le public accepte de payer le prix de l’image.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
- Bluetooth
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
Avis et commentaires
Aucun avis pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis !