Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 451 cc
- Puissance
- 45.4 ch @ 9000 tr/min (33.4 kW)
- Couple
- 42.6 Nm @ 6000 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en ligne, parallèle, 4 temps, calé à 180°
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 11.3 : 1
- Alésage × course
- 70 x 58,6 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection Ø 32 mm
- Démarrage
- électrique
- Norme Euro
- Euro 5+
Châssis
- Cadre
- structure en tubes d'acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléscopique Ø 41 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 90 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 310 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 240 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 130/70-18
- Pneu arrière
- 150/80-16
Dimensions
- Hauteur de selle
- 735.00 mm
- Selle
- Selle biplaces
- Réservoir
- 13.00 L
- Poids
- 164.00 kg
- Poids à sec
- 164.00 kg
- Prix neuf
- 6 400 €
Présentation
Dix-huit ans de silence, c'est long. Depuis que le kawasaki eliminator 125 a tiré sa révérence des catalogues européens en 2008, le nom n'avait plus résonné dans aucun salon ni aucune concession verte. Pourtant, cette lignée avait de l'épaisseur : dans les années 80 et 90, les Eliminator se déclinaient dans toutes les cylindrées, du 250 au kawasaki eliminator zl 1000 en passant par le 600, imposant leur silhouette de cruiser tendu sur les marchés japonais et américains. Un nom chargé d'histoire, qu'on attendait soit de voir exhumer avec panache, soit de laisser définitivement aux collectionneurs.

Kawasaki a choisi de l'exhumer. Et pour l'Europe, la marque a opté pour le bloc de 451 cm3, le même bicylindre parallèle calé à 180° qui anime les Z 500 et Ninja 500. Ce n'est pas un moteur sorti du chapeau : il dérive du twin des Z et Ninja 400, dont la course a été allongée de 6,8 mm pour atteindre 58,6 mm, avec un alésage maintenu à 70 mm. Résultat sur le papier : 45,4 chevaux à 9 000 tr/min et 42,6 Nm à 6 000 tr/min, le tout contenu dans une machine de 164 kg tous pleins faits. La vitesse maximale se limite à 160 km/h, ce qui positionne l'Eliminator à la frontière du permis A2, accessible aux néo-titulaires comme aux motards confirmés qui veulent se simplifier la vie en ville.
Avec une selle calée à 735 mm du sol, cette kawasaki eliminator joue clairement la carte de l'accessibilité physique. Les petits gabarits qui trouvaient la Honda CMX Rebel 500 trop convenue sur le plan stylistique auront ici matière à hésiter. Face à la Royal Enfield Super Meteor, le bilan est plus contrasté : l'indienne sort davantage de couple grâce à sa cylindrée supérieure, mais elle traîne une cinquantaine de kilos supplémentaires. Sur ce segment où la maniabilité prime sur la puissance brute, la légèreté n'est pas un argument cosmétique.

Le châssis ne cherche pas la prouesse sportive, et il serait malvenu de lui en faire le reproche. Un cadre tubulaire acier spécifique, une fourche télescopique de 41 mm avec 120 mm de débattement, deux amortisseurs latéraux à l'arrière offrant 90 mm de course, des pneus larges et bas (130/70-18 à l'avant, 150/80-16 à l'arrière) qui donnent ce caractère trapu typique des customs de cette famille. Un seul disque de 310 mm à l'avant avec étrier deux pistons, 240 mm à l'arrière avec le même dispositif. Pas d'électronique superflue, pas de modes de conduite, pas de contrôle de traction : un compteur LCD, des optiques LED, point. Pour ceux qui veulent un peu plus, une version SE ajoute un carénage de phare, des soufflets de fourche et une prise USB-C, sans bouleverser la philosophie de la machine.
À 6 400 euros, le kawasaki eliminator 2026 se positionne dans une fourchette cohérente avec la concurrence directe. Ce n'est pas la moto la plus technique de la gamme verte, ni la plus charismatique sur circuit. Mais elle comble un vide réel : depuis la disparition des grosses Vulcan, Kawasaki n'avait pratiquement rien à proposer à l'amateur de custom abordable sur sol européen. Cette 500 s'adresse aux urbains qui veulent sortir du lot sans affronter un châssis intimidant, aux primo-accédants en quête de style, aux conducteurs qui reviennent à la moto après une longue absence. Elle ne réinvente pas la catégorie, mais elle y entre avec suffisamment d'identité pour ne pas disparaître dans le fond du décor.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
- Indicateur de vitesse engagée
- Bluetooth
- Embrayage anti-dribble
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A, A2
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