Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1202 cc
- Puissance
- 67.0 ch @ 6000 tr/min (47.4 kW)
- Couple
- 99.0 Nm @ 3500 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 10.0:1
- Alésage × course
- 88.9 x 96.8 mm (3.5 x 3.8 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection. Electronic Sequential Port Fuel Injection
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
- Lubrification
- Dry sump
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- Double berceau en acier
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Belt (final drive)
- Embrayage
- Multi-plate with diaphragm spring in oil bath
- Suspension avant
- Telescopic fork
- Suspension arrière
- Twin shocks
Freins
- Frein avant
- Single disc. Dual-piston. Optional ABS.
- Frein arrière
- Single disc. Single-piston. Optional ABS.
- Pneu avant
- 130/90-B16
- Pression avant
- 2.48 bar
- Pneu arrière
- 150/80-B16
- Pression arrière
- 2.76 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 665.00 mm
- Empattement
- 1495.00 mm
- Garde au sol
- 110.00 mm
- Longueur
- 2164.00 mm
- Réservoir
- 7.90 L
- Poids
- 252.00 kg
- Poids à sec
- 247.00 kg
- Prix neuf
- 12 590 €
Présentation
Est-ce qu'une moto peut être à la fois un objet de désir rétro et une machine taillée pour le bitume d'aujourd'hui ? La Harley-Davidson Sportster Forty-Eight 2020 tente ce pari audacieux, avec ce mélange de caractère brut et de modernisations timides qui définit souvent la marque. Elle se plante devant vous, trapue, noire de partout, avec ce pneu avant surdimensionné en 130/90 qui semble vouloir avaler la route. C'est une attitude, une déclaration bien plus qu'un simple moyen de transport. Avec son réservoir « peanut » de 7,9 litres, un hommage direct au modèle de 1948, elle assume son héritage sans complexe, même si cette fiole à essence confine l'autonomie à un rayon d'action urbain. On parle de 170 km/h en pointe théorique, mais son vrai terrain de jeu, c'est la ville et les petites routes sinueuses, là où son couple de 99 Nm disponible dès 3500 tr/min donne l'impression de tracter le bitume vers l'arrière.

Sous ce costume de bad boy se cache une mécanique qui a évolué sans révolution. Le moteur Evolution 1202 cm3, un V2 culbuté, délivre 67 chevaux. Les chiffres paraissent modestes face à certains concurrents japonais, mais ici, la puissance n'est pas l'argument. C'est la sensation, cette poussée basse et sonore, ces vibrations qui font partie du contrat. La question « 3.3 laquelle est la meilleure ? » se pose souvent face à sa petite sœur, l'Iron 883. La réponse est dans le tempérament : la Harley-Davidson Sportster Forty-Eight possède un moteur plus gros, une puissance supérieure et une vitesse de pointe plus élevée. Elle offre également une position de conduite mieux adaptée aux personnes de grande taille, grâce à un guidon qui impose une posture légèrement plus en arrière. En revanche, pour celui qui cherche une première Harley, la Sportster 883 reste une moto dotée d'un moteur de cylindrée moyenne, facile à prendre en main. La Forty-Eight, plus puissante et plus chère, s'adresse à celui qui connaît déjà la musique.
Au châssis, Harley a consenti quelques efforts. La fourche de 49 mm et les amortisseurs arrière réglables en précharge améliorent la tenue de route par rapport aux anciennes générations, sans en faire une machine de courbe. Le freinage, avec son disque avant de 300 mm, manque toujours de mordant et de feeling face à la masse de 252 kg tous pleins faits. C'est un défaut connu du catalogue Harley, qu'on accepte ou non. L'ABS est en option, de même que le démarrage sans clé, des modernités qui peinent à justifier un prix frisant les 13 000 euros. Quand on sait que la version Special, avec ses finitions supplémentaires, affiche un tarif bien plus élevé, il faut vraiment être amoureux de la silhouette.
Alors, à qui s'adresse cette machine ? Au routard urbain, au customiste qui voit en elle une base parfaite, à celui pour qui l'émotion prime sur la fiche technique. C'est une moto à caractère, imparfaite, parfois frustrante avec son réservoir ridicule et sa mécanique archaïque, mais terriblement charismatique. Elle ne convaincra pas un pistard en quête de performance, ni un voyageur cherchant l'autonomie. Mais pour slalomer entre les regards admiratifs en ville, avec ce son grave et cette présence écrasante, peu de machines offrent un tel sentiment d'appartenance à un mythe. La Harley-Davidson Sportster Forty-Eight 2020 n'est pas une moto rationnelle, c'est un accessoire d'attitude, et sur ce terrain-là, elle reste imbattable.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS de série
Infos pratiques
- Véhicule accessible au permis A2 ou bridable à 47.5ch / 35 Kw
- La moto est accessible aux permis : A, A2
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