Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1449 cc
- Puissance
- 67.0 ch @ 4500 tr/min (49.3 kW)
- Couple
- 108.9 Nm @ 3500 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 8.9 : 1
- Alésage × course
- 95.3 x 101.6 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 117 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 77 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 292 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 130/90-16
- Pression avant
- 2.48 bar
- Pneu arrière
- 130/90-16
- Pression arrière
- 2.76 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 692.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L
- Poids
- 378.00 kg
- Poids à sec
- 358.00 kg
- Prix neuf
- 24 750 €
Présentation
À l’aube des années 2000, alors que les routières européennes et japonaises s’engouffraient dans une course à l’électronique et à la performance chiffrée, Harley-Davidson maintenait le cap avec une proposition radicalement différente. L’Ultra Classic Electra Glide, dans sa version 2001, ne cherche pas à impressionner par ses fiches techniques. Avec seulement 67 chevaux tirés d’un gros bicylindre en V de 1449 cc, elle affiche un rapport puissance/déplacement qui ferait sourire un ingénieur nippon. Son poids avoisinant les 380 kilos tous pleins faits la place dans la catégorie des mastodontes, et sa vitesse de pointe plafonnée à 160 km/h n’évoque pas la piste. Pourtant, personne n’achète une Electra Glide pour ces chiffres. On l’acquiert pour une sensation, pour une posture, pour incarner un morceau de mythologie routière américaine.

Son moteur Twin Cam 88, évolution du légendaire Big Twin, est le cœur de l’expérience. Il ne rugit pas, il pulse. Son couple de 109 Nm disponible dès 3500 tr/min est une vague de poussée constante, une force tranquille qui propulse la machine sans précipitation. La transmission par courroie, silencieuse et souple, participe à cette impression de fluidité. Ici, le voyage se mesure en états d’âme, pas en temps au tournant. Le confort est royal, littéralement, avec une selle basse à 69 cm, une bulle intégrale, des sacs latéraux et un top-case qui définissent le standard du grand tourisme à l’américaine. Pour près de 25 000 euros à l’époque, on n’achetait pas une débauche technologique, mais un écosystème complet, une cabine sur deux roues où le pilote règne en maître.
Évidemment, il faut faire une croix sur l’agilité. Avec un tel gabarit et une suspension conçue pour avaler des autoroutes rectilignes plutôt que pour taquiner les virages, la dynamique de l’Electra Glide est… diplomatique. Elle négocie les courbes avec une lenteur majestueuse, exigeant anticipation et un pilotage en douceur. Comparée à une Goldwing ou à une BMW K 1200 LT de la même époque, plus rapides, plus précises et plus polyvalentes, la Harley se révèle moins compétente, mais infiniment plus caractérielle. C’est tout le dilemme. Elle ne comble pas l’intellect du technicien, elle parle directement à l’émotion du routard.
Cette moto s’adresse au puriste du voyage, à celui pour qui le trajet est aussi important que la destination. C’est la machine des grandes diagonales, des routes à l’infini où le paysage défile lentement et où le ronronnement du V-Twin devient la bande-son du périple. Elle pardonne ses défauts par le sentiment unique qu’elle procure : celui de piloter une légende, un morceau d’histoire mobile. En 2001, l’Ultra Classic Electra Glide n’était pas une moto de transport, c’était un vaisseau pour l’évasion, une affirmation que sur la route, le mythe a parfois plus de valeur que le simple rendement.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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