Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 499 cc
- Puissance
- 27.0 ch @ 5250 tr/min (19.9 kW)
- Couple
- 42.2 Nm @ 4000 tr/min
- Moteur
- Monocylindre, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 8.5 : 1
- Alésage × course
- 84 x 90 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche telescopique Ø 35 mm, déb : 130 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 80 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 280 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 240 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 90/90-19
- Pression avant
- 1.24 bar
- Pneu arrière
- 120/80-18
- Pression arrière
- 1.93 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 800.00 mm
- Réservoir
- 13.50 L
- Poids à sec
- 196.00 kg
- Prix neuf
- 6 295 €
Présentation
Quatre-vingt-neuf ans de carrière, ça se célèbre dignement. Royal Enfield avait le choix entre un simple arrêt de production discret et un adieu théâtral, digne du personnage. La marque indienne a choisi la deuxième option, et honnêtement, on ne peut pas lui en vouloir.

La Classic 500 Tribute Black est une édition limitée à mille exemplaires pour l'Europe, chacun accompagné d'une plaque numérotée mentionnant son usine d'origine et une courte épitaphe. Ce genre de geste, souvent galvaudé par des constructeurs qui ressortent une couleur exclusive tous les six mois, prend ici un sens réel : c'est le chant du cygne d'un moteur né en 1949 et à peine retouché depuis. Une mécanique à deux soupapes par cylindre, un alésage de 84 mm pour une course de 90 mm, un taux de compression de 8,5:1. Sur le papier, on dirait une fiche technique sortie d'un musée. Dans les faits, c'est exactement ce qui fait le charme de l'objet.
Visuellement, le travail est soigné. La moto a été plongée dans une robe noire à deux finitions, mate et brillante, relevée de filets dorés peints à la main par les frères Kumar. Les ailettes du monocylindre sont fraisées, les jantes cerclées d'or, les garde-boues et le réservoir habillés avec le même soin. Ajoutez une selle double en cuir piqué, des sacoches à l'ancienne et un bouchon d'huile usiné, et vous obtenez un objet qui tient davantage de la pièce de vitrine que du commuter quotidien. À 6 295 euros, c'est le tarif d'une moto neuve ordinaire pour quelque chose qui n'a rien d'ordinaire.
Côté conduite, soyons francs : les 27 chevaux délivrés à 5 250 tr/min et les 42,2 Nm de couple disponibles dès 4 000 tr/min ne feront jamais l'affaire d'un pilote pressé. La vitesse plafonne à 127 km/h, et personne n'achète une Tribute Black pour dépasser ce seuil. Le plaisir est ailleurs, dans la battue régulière du monocylindre, dans ce rythme quasi méditatif qui transforme chaque sortie en promenade délibérée. Le poids à sec de 196 kg se fait sentir à l'arrêt, mais la position de conduite, la hauteur de selle à 800 mm et la géométrie détendue rendent la machine accessible à un large public, à condition d'avoir les pieds bien à plat. La consommation reste raisonnable, et le réservoir de 13,5 litres autorise des étapes confortables avant de chercher une station.
Ce n'est pas une moto pour tout le monde, c'est justement sa force. Face à une Honda CB350 ou une Kawasaki W800 qui jouent dans des registres proches, la Tribute Black n'essaie pas de rivaliser techniquement. Elle mise sur l'histoire, sur l'artisanat visible, sur la rareté mesurée. C'est une moto pour le conducteur qui préfère ralentir plutôt qu'accélérer, qui apprécie qu'une machine porte en elle la trace des mains qui l'ont construite. Une moto de passionné, pas de performeur.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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