Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1000 cc
- Puissance
- 100.0 ch (73.0 kW)
- Moteur
- Twin, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Alésage × course
- 94 x 71.5 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Arbres à cames
- 1 ACT
- Alimentation
- Injection
- Distribution
- Desmodromic valve control
Châssis
- Cadre
- Trellis frame
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Marzocchi R.A.C. forks
- Suspension arrière
- Ohlins single-sided swingarm
Freins
- Frein avant
- Single disc. Bremo
- Frein arrière
- Single disc. Bremo
Dimensions
- Poids à sec
- 175.00 kg
- Prix neuf
- 12 000 €
Présentation
Qui a dit qu’un supermotard devait se contenter d’un monocylindre essoufflé dès qu’on dépasse les 100 km/h ? En 2006, Ducati balance un proto qui sent le souffre et la poudre, la Hypermotard HM. Imaginez : un twin de 1000 cm3, dérivé du moteur de la Multistrada, mais allégé, retravaillé, et qui crache une centaine de chevaux. Pour à peine 175 kg à sec, ça donne une équation simple : une puissance massique qui fait rougir la plupart de ses concurrentes autrichiennes ou suédoises. Là où une KTM 690 ou une Husqvarna SM 610 brillent en agilité pure, la Ducati ajoute une dose de folie autoroutière. Avec un tel moteur, on passe du virage serré à la ligne droite avalée à 220 km/h sans ciller. C’est l’idée même du supermotard poussée à son paroxysme : la polyvalence agressive.

Le châssis, lui, est une déclaration d’intention. Un cadre treillis qui dévoile toute la mécanique, comme une Monster mise à nu et surélevée. À l’avant, une fourche Marzocchi R.A.C. assez raide pour encaisser les atterrissages de wheelie ; à l’arrière, un monobras oscillant et un amortisseur Öhlins qui ne sont pas là pour faire joli. C’est du sérieux, presque de la compétition déguisée. Le freinage, avec son unique disque avant Brembo de 320 mm, peut sembler minimaliste sur le papier. Mais sur un engin aussi léger, c’est plus que suffisant, surtout avec une étrier en fixation radiale qui assure une morsure progressive et ferme. Les jantes Marchesini allégées achèvent de donner le ton : ce prototype est fait pour être malmené.
Visuellement, c’est une moto qui assume son côté brut. Pas de carénage, pas d’artifices. Juste une plaque phare-gardeboue avant, un réservoir aux épaules saillantes, et cette mécanique à l’air libre. On est loin des supermotards de série souvent aseptisés ; ici, chaque pièce semble criée « roule moi fort ». C’est à la fois son charme et sa limite : en ville ou sous la pluie, on se sent un peu trop exposé. Mais ce n’est pas le but. L’Hypermotard HM vise clairement le pilote qui cherche l’excitation pure, celui qui veut glisser de l’arrière en sortie de virage puis tirer droit comme une balle. C’est une moto pour les journées de col, les circuits sinueux, les montagnes russes asphaltées.
À 12 000 euros à l’époque, ce prototype posait une question : le public était-il prêt à payer le prix pour un supermotard haut de gamme, aussi extrême ? Face aux KTM et Husqvarna plus abordables et plus orientées tout-terrain, la Ducati jouait la carte de l’exclusivité et de la puissance. Elle ne cherchait pas à séduire le débutant, mais bien le routard sportif en quête de sensations fortes, ou le pistard amateur d’une machine unique. Son défaut ? Peut-être justement ce caractère trop prototype, trop focalisé sur la performance brute, au détriment du quotidien. Mais après tout, c’est aussi ce qui fait son mythe. Une moto qui n’a jamais eu peur d’être excessive, et qui a ouvert la voie à toute une lignée d’Hyper déchainées.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
Avis et commentaires
Aucun avis pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis !