Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 125 cc
- Puissance
- 11.6 ch (8.5 kW)
- Moteur
- Single cylinder, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Allumage
- ECU Coil
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Suspension avant
- Classic front fork
- Suspension arrière
- Spiral – Oil
Freins
- Frein avant
- Single disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 110/70-17
- Pneu arrière
- 110/70-17
Dimensions
- Empattement
- 1440.00 mm
- Longueur
- 2060.00 mm
- Largeur
- 750.00 mm
- Hauteur
- 1090.00 mm
- Réservoir
- 20.00 L
Présentation
Qui aurait cru qu’un petit 125 pouvait se payer le luxe d’un réservoir de 20 litres ? C’est pourtant le pari de la Bullit Bluroc 125, cette scrambler au look rétro qui assume jusqu’au bout son gabarit de vraie moto. Avec un empattement de 1440 mm et des pneus en 110/70-17 aux deux extrémités, elle affiche une silhouette équilibrée, presque joufflue, qui tranche avec les habitudes du segment. Là où la concurrence — les Honda CB125R ou les Yamaha MT-125 — mise sur le sportif affûté, Bullit pioche dans les années 70 avec un phare rond, une selle bistre et des lignes qui sentent bon le cuir et le bitume. Le monocylindre 4 temps de 125 cc, refroidi par air, crache 11,6 chevaux, de quoi se faufiler en ville sans frémir sur l’autoroute. Ce n’est pas un foudre de guerre, mais ce n’est pas le propos.

La fourche classique à l’avant et les amortisseurs à ressort hélicoïdal à l’arrière trahissent une philosophie simple : on ne cherche pas la performance pure, on soigne le caractère. Le freinage, assuré par un simple disque à chaque roue, suffit largement pour le poids contenu de l’ensemble — même si Bullit ne communique pas la masse exacte, on devine une moto légère, maniable, taillée pour le quotidien. Le cadre, dont la fiche technique ne détaille pas la nature, semble robuste sans prétention. L’empattement long pour la catégorie promet une stabilité à basse vitesse que les petits trails urbains n’offrent pas toujours. Bref, la Bluroc 125 n’est pas une moto de piste, c’est une machine à ambiance, une invitation à rouler cool sans se prendre la tête.
Le réservoir de 20 litres, c’est le détail qui tue. Sur un 125, cela représente une autonomie potentielle de 400 à 500 kilomètres selon la consommation — un chiffre qui ferait pâlir d’envie bien des routières de grosse cylindrée. Évidemment, la vitesse max n’est pas donnée, mais on imagine sans peine que le petit monocylindre ne dépassera pas les 100-110 km/h en pointe, ce qui rend cette autonomie presque théorique sur autoroute. En revanche, sur les petites routes de campagne ou en ville, c’est un atout considérable. Fini les arrêts tous les 150 bornes pour remplir le réservoir. Bullit a compris que le plaisir du 125 ne réside pas dans la vitesse, mais dans la liberté de rouler longtemps sans contrainte.
Côté look, la Bluroc 125 joue la carte de la scrambler accessible. Les pneus mixtes, les garde-boue hauts, le guidon large et la selle plate évoquent les customs des sixties. Mais attention, ce n’est pas un simple déguisement. La position de conduite, droite et décontractée, se marie bien avec la fourche classique et les suspensions à ressort. On se tient comme sur un vélo de route, les bras écartés, le dos droit, prêt à avaler les ronds-points sans forcer. La bulle n’existe pas, le vent dans le casque fait partie du jeu. C’est une moto qui se vit plus qu’elle ne se mesure, et c’est là toute sa force.
Alors, pour qui roule cette Bullit ? Pour le jeune permis A1 qui veut une moto qui claque visuellement sans se ruiner en entretien, pour le biker aguerri qui cherche une seconde machine pour flâner le dimanche, ou pour le nostalgique des seventies qui aime les lignes pures et les réservoirs dodus. La Bluroc 125 n’est pas la plus rapide, ni la plus techno. Mais elle a ce petit truc en plus, cette authenticité brute qui fait qu’on la regarde deux fois dans la rue. Et quand on a 20 litres dans le ventre, on peut se permettre de traîner un peu.
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