Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 49 cc
- Puissance
- 3.0 ch @ 5500 tr/min (2.2 kW)
- Couple
- 3.9 Nm @ 4500 tr/min
- Moteur
- Monocylindre, 2 temps
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 6.0:1
- Alésage × course
- 40.0 x 39.2 mm (1.6 x 1.5 inches)
- Alimentation
- Carburettor. Mikuni VM12
- Lubrification
- Separate 2-stroke oil tank
- Allumage
- CDI
- Démarrage
- Kick
Châssis
- Cadre
- Steel tube backbone
- Boîte de vitesses
- Automatic
- Transmission finale
- Shaft drive (cardan) (final drive)
- Embrayage
- Wet centrifugal automatic clutch
- Suspension avant
- Telescopic fork 26mm
- Suspension arrière
- Unit swingarm
- Débattement avant
- 61 mm (2.4 inches)
- Débattement arrière
- 51 mm (2.0 inches)
Freins
- Frein avant
- Expanding brake (drum brake)
- Frein arrière
- Expanding brake (drum brake)
- Pneu avant
- 2.50-10
- Pression avant
- 1.00 bar
- Pneu arrière
- 2.50-10
- Pression arrière
- 1.00 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 475.00 mm
- Empattement
- 856.00 mm
- Garde au sol
- 94.00 mm
- Longueur
- 1245.00 mm
- Largeur
- 610.00 mm
- Hauteur
- 706.00 mm
- Réservoir
- 2.01 L
- Poids
- 41.00 kg
- Poids à sec
- 39.00 kg
- Prix neuf
- 2 199 €
Présentation
Quelle autre moto peut se vanter d'avoir mis en selle trois générations de pilotes sans jamais changer de recette ? Depuis 1980, la Yamaha PW50 reste le passage obligé de tout gamin qui rêve de guidon et de terre battue. Le "PW" signifie tout simplement "Pee Wee", un clin d'œil assumé au gabarit lilliputien de cette mini bike Yamaha PW50 qui a forgé sa légende sur les terrains vagues et les prairies du monde entier. Avec ses 49 cc, son monocylindre deux temps et ses 41 kg tous pleins faits, elle tient davantage du jouet mécanique que de la moto. Sauf que c'en est une, pour de vrai. Un kick à actionner, un carburateur qui crache ses vapeurs d'essence, des pneus à crampons en 2.50-10, une poignée de gaz et deux leviers de frein. Le môme qui enfourche cette petite Yamaha comprend d'instinct qu'il pilote une vraie machine, pas un quad en plastique à piles.

La force de cette PW50, c'est d'avoir pensé chaque détail pour rassurer les parents sans brider le plaisir du jeune pilote. La transmission est entièrement automatique, avec un embrayage centrifuge qui gère les trois rapports sans que l'enfant ait à s'en soucier. Toute la concentration passe dans la trajectoire, le freinage, la gestion du gaz. Mieux encore, un limiteur de vitesse réglable par vis permet de contrôler l'ouverture de l'accélérateur. On commence doucement, puis on libère la cavalerie au fil de la progression. Avec 3 chevaux à 5 500 tr/min et 3,9 Nm de couple à 4 500 tours, la vitesse de pointe d'une Yamaha PW50 plafonne entre 45 et 50 km/h. Largement de quoi procurer des sensations à un enfant de quatre ou cinq ans, tout en gardant un filet de sécurité confortable. Face à une Honda CRF50F qui culmine péniblement à 40-48 km/h en quatre temps, la petite Yam conserve un tempérament plus vif. La KTM 50 SX, elle, grimpe jusqu'à 65 km/h, mais vise clairement la compétition et s'adresse à des pilotes déjà aguerris.
La hauteur de selle de 475 mm permet aux plus jeunes de poser les pieds au sol sans stress. Le cadre en tubes d'acier, simple et robuste, encaisse sans broncher les chutes d'apprentissage. Les freins à tambour avant et arrière n'offrent pas une puissance de décélération phénoménale, mais ils suffisent amplement pour le programme. La fourche télescopique de 26 mm et le bras oscillant arrière mono-amortisseur filtrent correctement les irrégularités d'un chemin de terre. La Yamaha PW50 est idéale dès 3 ou 4 ans selon la taille et l'aisance de l'enfant, et beaucoup continuent à rouler avec jusqu'à sept ou huit ans avant de passer sur une 65. Elle constitue clairement le premier barreau de l'échelle, celui qui mène ensuite vers une KTM 65 SX pour la compétition ou une Husqvarna TC 85 pour le cross pur.

Côté entretien, Yamaha a joué la carte de la simplicité. Le graissage séparé évite la corvée du mélange huile-essence. La transmission finale par cardan supprime la chaîne, ses projections de graisse et le risque de pincement pour les petits doigts. Les pièces Yamaha PW50 se trouvent facilement, des bougies d'allumage aux pistons en passant par les pneus. Le petit réservoir de 2 litres limite l'autonomie, mais sur un terrain de jeu, personne ne part pour un raid. L'entretien courant se résume à vérifier la pression des pneus, nettoyer le filtre à air et remplacer la bougie de temps en temps. Rien qui nécessite un diplôme de mécanicien.
Reste la question du prix de la Yamaha PW50 neuve. À 2 199 euros en 2023, le tarif a sérieusement grimpé par rapport aux premières années de commercialisation. Pour une moto dont la conception n'a pratiquement pas évolué depuis plus de quarante ans, la facture pique un peu. Mais la PW50 bénéficie d'une cote de revente solide sur le marché de l'occasion, ce qui atténue la dépense réelle. Elle se transmet de frère en sœur, de cousin en voisin, et finit souvent par accumuler plus de propriétaires qu'une voiture de collection. C'est peut-être là son plus bel exploit : traverser les décennies sans prendre une ride, en restant la référence absolue pour mettre un enfant en selle.
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