Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1200 cc
- Puissance
- 78.0 ch @ 6100 tr/min (57.4 kW)
- Couple
- 106.0 Nm @ 4000 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en ligne, 4 temps, calé à 270°
- Refroidissement
- combiné air / eau
- Taux de compression
- 10 : 1
- Alésage × course
- 97.6 x 80 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 1 ACT
- Alimentation
- Injection
- Démarrage
- électrique
Châssis
- Cadre
- Double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 47 mm, déb : 90 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur sous la selle, déb : 73 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 310 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 255 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 130/90-16
- Pneu arrière
- 150/80-16
Dimensions
- Hauteur de selle
- 705.00 mm
- Selle
- Selle biplaces
- Réservoir
- 12.00 L
- Poids
- 263.00 kg
- Prix neuf
- 16 795 €
Présentation
Imaginez la route 1 californienne, un ciel bleu cobalt, et une moto qui roule au pas comme si elle avait toute l'éternité devant elle. C'est exactement l'état d'esprit que cultive la Speedmaster depuis son arrivée dans la gamme Triumph. Pas une sportive, pas une trail, pas une routière au sens strict. Un cruiser britannique qui assume pleinement sa filiation avec la côte ouest américaine, sans jamais renier l'ADN Hinckley.

Le bicylindre parallèle calé à 270 degrés mérite qu'on s'y attarde. Ce décalage de came, emprunté aux V-twins américains dans ses sensations sinon dans sa géométrie, produit un rythme irrégulier qui donne du caractère à chaque coup de gaz. Les 106 Nm de couple arrivent à 4000 tr/min, ce qui signifie concrètement qu'on roule en ville en troisième sans jamais stresser la boîte. Les 78 chevaux suffisent largement pour une machine de 263 kg : personne n'achète une Speedmaster pour rouler vite, mais pour rouler bien. La vitesse de pointe annoncée à 180 km/h place d'ailleurs l'engin là où il doit être, entre la balade dominicale et l'autoroute supportable, loin des prétentions des roadsters à hauts régimes.
La selle à 705 mm offre une garde au sol rassurante, ce qui est rare dans la catégorie des customs de ce gabarit. Face à une Indian Scout, plus lourde encore et plus gourmande en entretien, ou à une Honda CMX1100 Rebel qui joue sur le même terrain du néo-cruiser accessible, la Speedmaster se distingue par sa finition et la cohérence de son packaging. Le régulateur de vitesse de série, l'antipatinage déconnectable, les deux modes de conduite : Triumph ne lésine pas sur les équipements, et à 16 795 euros, l'addition reste dans les clous du segment premium sans atteindre les sommets d'une Harley-Davidson Low Rider.
L'Icon Edition 2025 ajoute une couche de distinction visuelle à un modèle déjà bien né. Contrairement aux autres déclinaisons de cette collection annuelle, pas de filets dorés ici. Triumph a opté pour une dominante gris aluminium qui éclaire la ligne, traversée d'une bande noir saphir sur le réservoir. L'ancien logo de la marque, posé à la main par un décorateur, complète l'ensemble avec une sobriété qu'on apprécie. Ces collections Icon, Stealth, Chrome et Gold Line ne vivent qu'une saison : ce millésime 2025 ne reviendra pas, ce qui donne à cet habillage un caractère limité sans que Triumph ait besoin de le crier sur les toits.
Quelques réserves s'imposent tout de même. Le tableau de bord numérique manque de ce charme rétro qu'on trouve sur la Thruxton ou la Bonneville T120 : sur une moto dont l'esthétique est le premier argument de vente, c'est une lacune qui saute aux yeux à chaque arrêt au feu rouge. Le confort du passager reste également relatif, avec une assise arrière que les kilomètres longs mettront rapidement à l'épreuve. Le réservoir de 12 litres impose des arrêts fréquents si l'on pousse le rythme. Ce sont des compromis inhérents au genre, mais des compromis réels qu'un acheteur sérieux doit peser avant de signer.
La Speedmaster Icon Edition s'adresse à un conducteur qui connaît ses envies. Ni débutant cherchant ses marques, ni pistard en quête de sensations fortes : un conducteur expérimenté qui veut une moto belle, équipée et suffisamment caractérielle pour ne jamais ennuyer sur route secondaire. Triumph réussit ici ce que peu de marques européennes parviennent à faire : produire un cruiser crédible sans imiter Detroit.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
- Nombre de mode de conduite : 2
- Jantes à rayon
- Indicateur de vitesse engagée
- Régulateur de vitesse
- Contrôle de traction
- Embrayage anti-dribble
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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