Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1449 cc
- Puissance
- 63.0 ch @ 5300 tr/min (46.3 kW)
- Couple
- 102.0 Nm @ 3500 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 8.8:1
- Alésage × course
- 95.3 x 101.6 mm (3.8 x 4.0 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection. Electronic Sequential Port Fuel Injection (ESPFI )
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
Châssis
- Cadre
- Double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- 5-speed
- Transmission finale
- Belt (final drive)
- Embrayage
- Multi-plate clutch with diaphragm spring in oil bath
- Suspension avant
- Fourche télescopique Ø 41 mm, déb : 130 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs sous le moteur, déb : 109 mm
Freins
- Frein avant
- Double disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- MT90-B16
- Pression avant
- 2.48 bar
- Pneu arrière
- Mu85-B16
- Pression arrière
- 2.76 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 622.00 mm
- Empattement
- 1630.00 mm
- Garde au sol
- 122.00 mm
- Longueur
- 2400.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L
- Poids à sec
- 322.00 kg
- Prix neuf
- 21 200 €
Présentation
Qui a vraiment besoin d’une vitesse max de 160 km/h ? Pour les adeptes de la Harley-Davidson Softail Deluxe, l’urgence n’est pas au chrono, mais au style. Cette machine de 2005, avec son V2 de 1449 cc crachant 63 chevaux et un couple de 102 Nm dès 3500 tours, ne vise pas la performance brute. Elle cultive une esthétique d’après-guerre, presque théâtrale : pneus à flancs blancs, jantes à rayons, peinture bicolore, et un chrome si présent qu’il pourrait servir de miroir. Le compteur monté sur le réservoir et les repose-pieds positionnés pour le confort rappellent que l’essentiel est la posture, pas la précision.

À bord, le sentiment est immédiat. La selle à 622 mm de haut invite à s’installer comme dans un fauteuil, et le twin américain murmure plutôt qu’il ne rugit. Avec un cadre double berceau et un empattement de 1630 mm, la Deluxe se révèle stable, presque majestueuse. Mais essayez de lui demander de virer avec ambition : les repose-pieds grattent le bitume sans complexe, et la béquille devient un indicateur tactile de votre audace. La suspension arrière, nichée sous le moteur pour simuler une ligne rigide, peine à digérer les cahots sérieux, et les freins — un double disque à l’avant, un simple à l’arrière — travaillent avec une certaine nonchalance. C’est une moto qui exige de la déférence, pas de la vivacité.
Comparée à une Dyna plus sportive ou aux cruisers japonais bourrés de technologie, la Softail Deluxe joue dans une ligue différente. Son Twin Cam 88B, avec un taux de compression de 8.8:1, délivre sa puissance avec une régularité placide. Elle tracte sans effort les quelque 322 kg à sec (plus le pilote) grâce à sa transmission finale par courroie et sa boîte cinq vitesses, mais elle ne surprend jamais. C’est justement ce manque de caractère excessif qui peut frustrer les passionnés en quête de sensations tranchantes. Elle ne défie pas, elle accompagne.
Pour quel pilote ? L’urbain qui veut afficher une présence, le routard qui préfère les longues lignes droites aux virages serrés, ou le customiser puriste qui voit dans chaque détail un hommage à l’histoire Harley. À 21200 euros à l’époque, elle représentait un investissement dans un certain art de vivre, pas dans la performance. Son réservoir de 18.9 litres promet des balades sans stress, mais son essence est ailleurs : dans le regard qu’elle attire quand elle est stationnée, dans la sensation de piloter un objet qui semble hors du temps. Elle ne conquiert pas par la fougue, mais par la fidélité à un mythe.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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