Performances clés
Caractéristiques techniques
Aucune différence de specs entre ces deux millésimes.
Moteur
- Cylindrée
- 1449 cc
- Puissance
- 63.0 ch @ 5300 tr/min (46.3 kW)
- Couple
- 104.0 Nm @ 3200 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 8.9 : 1
- Alésage × course
- 95.3 x 101.6 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche telescopique Ø 41 mm, déb : 142 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs sous le moteur, déb : 103 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Pneu avant
- 130/90-16
- Pression avant
- 2.48 bar
- Pneu arrière
- 130/90-16
- Pression arrière
- 2.90 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 645.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L
- Poids
- 319.00 kg
- Poids à sec
- 302.00 kg
- Prix neuf
- 20 445 €
Présentation
Qui a dit qu’il fallait des chevaux par dizaines et un poids plume pour écrire une légende ? Regardez cette machine, écoutez son V-Twin gargantuesque, et vous comprendrez que la Harley-Davidson FLSTF Fat Boy ne joue pas dans la même cour. Elle n’a jamais voulu. Lancée en 1991, elle a figé dans l’acier une icône bien plus grosse que ses 319 kg tous pleins faits. Son apparence, c’est une déclaration de guerre à la subtilité : des jantes pleines massives, un phare unique et rond comme un projecteur, un réservoir bombé à faire pâlir un bouclier. C’est l’archétype de la custom américaine, un bloc de caractère sur deux roues. Et le cinéma l’a sacrée star mondiale, même si l’affichage tête haute du Terminator se plantait un peu : contrairement à ce que montre l’écran dans le film, la moto de Schwarzenegger était bien une Fat Boy de 1991. Pas une réplique, l’originale.

Pour la piloter, oubliez tout ce que vous savez sur l’agilité. Ici, on gouverne. Le guidon large et la selle à 64,5 cm du sol donnent une impression de trône roulant, mais il faut anticiper. Avec un empattement long et ce poids porté bas, elle se cambre avec une lenteur majestueuse. Le moteur Twin Cam 88 de 1450 cm3 est l’âme de la bête. Ne vous fiez pas aux 63 chevaux, c’est une lecture trompeuse. La magie opère à 3200 tr/min, où le couple de 104 Nm se déploie comme un raz-de-marée, poussant cette masse en avant avec une autorité sourde et continue. C’est une propulsion, pas une accélération. Sur autoroute, elle avale les lignes droites, calée autour de 130 km/h, son réservoir de 19 litres lui offrant une autonomie respectable pour une balade paisible.
Mais ne lui demandez pas l’impossible. La suspension arrière, cachée sous le faux cadre rigide typique des Softail, est plus préoccupée par le style que par les nids-de-poule. Les freins à simple disque, bien qu’équipés d’étriers à quatre pistons, doivent gérer beaucoup de poids et réclament une pression ferme. Et ces marche-pieds larges ? Ils vous rappelleront très vite les limites de carrossage si vous vous aventurez dans un virage un peu trop gourmand. C’est une machine pour les routes dégagées, les larges avenues, les road trips où l’on savoure le voyage plus que la vitesse de pointe, qui plafonne autour de 160 km/h.
Alors, à qui s’adresse cette Harley-Davidson FLSTF Fat Boy ? Certainement pas au pistard pressé ou au néophyte cherchant de la facilité. C’est la moto de l’esthète, du routard qui place la sensation et l’image au-dessus de la performance pure. C’est un objet roulant, une sculpture cinétique qui procure un sentiment de puissance imperturbable. Pour un peu plus de 20 000 euros à l’époque, on n’achetait pas une simple moto, on acquérait un morceau de mythologie. Une moto qui, encore aujourd’hui, impose le respect par sa simple présence. On ne la conduit pas, on l’expérimente.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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