Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 100 cc
- Puissance
- 4.6 ch @ 7000 tr/min (3.4 kW)
- Moteur
- Single cylinder, two-stroke
- Refroidissement
- Air
- Alimentation
- Carburettor
Châssis
- Cadre
- Steel
- Transmission finale
- Chain (final drive)
Freins
- Frein avant
- Expanding brake (drum brake)
- Frein arrière
- Expanding brake (drum brake)
- Pneu avant
- 2.00-14
- Pneu arrière
- 2.25-12
Dimensions
- Poids à sec
- 90.00 kg
Présentation
En 2008, alors que le marché européen s'engouffrait dans l’ère de l’injection et des normes antipollution draconiennes, la Dfang DF100 débarquait comme un fossile mécanique encore en vie. Ce petit monocylindre deux-temps de 100 cc, crachant 4,6 chevaux à 7000 tr/min, était une relique d’une époque où la simplicité rimait avec accessibilité. Avec ses freins à tambour aux deux roues et son refroidissement par air, elle représentait l’antithèse absolue de la sophistication ambiante, un pari sur l’essentiel qui ne cherchait même pas à imiter les lignes agressives des vraies sportives.

Son architecture est d’un dépouillement presque brutal. Le cadre acier, le petit pneu avant en 2.00-14 et le minuscule pneu arrière en 2.25-12 dessinent un profil de mobylette améliorée. Le moteur deux-temps, alimenté par un simple carburateur, est l’âme vibrante et odorante de l’engin. Il ne délivre pas de couple, il produit des vibrations et une bande puissance étroite, typique de ces mécaniques où il faut jouer des rapports pour maintenir les tours. Les 90 kg à sec promettent une certaine vivacité, mais la vitesse plafonnée à 80 km/h rappelle rapidement le segment réel visé.
Sur la route, la DF100 transforme chaque trajet en exercice d’engagement mécanique. Il n’y a ici ni assistant, ni amortisseur réglable, ni même un compte-tours fiable pour jauger le régime de ce monocylindre. La conduite devient intuitive, physique, basée sur le son et la sensation. Comparée à une Aprilia RS4 50 de la même époque, bien plus évoluée, la Dfang apparaît rudimentaire. Mais cette rusticité a une vertu : une accessibilité totale et une maintenance à la portée de tous, avec des outils basiques.
Pour qui était-elle ? Clairement pour le jeune rider débutant sous régime de permis restrictif, ou pour l’urbain en quête d’un transport simple et économique. Son prix devait être son principal argument, positionnant cette Dfang DF100 2008 loin des Yamaha YZF-R125 ou même des Derbi GPR. Elle ne faisait pas rêver, elle assurait un service. Aujourd’hui, elle incarne une curiosité, un témoignage sur la fin de production des deux-temps simples en Europe. On ne la recommandait pas pour le plaisir pur, mais pour son rôle de passeport vers la moto, dans sa forme la plus élémentaire et pédagogique.
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