Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 193 cc
- Puissance
- 13.8 ch @ 7500 tr/min (10.1 kW)
- Couple
- 14.0 Nm @ 6000 tr/min
- Moteur
- Single cylinder, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 10.0:1
- Alésage × course
- 63.0 x 62.0 mm (2.5 x 2.4 inches)
- Alimentation
- Carburettor
- Lubrification
- Pressure splash
- Démarrage
- Electric & kick
Châssis
- Cadre
- Trestle in steel tubes
- Boîte de vitesses
- 5-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Embrayage
- Mannual wet clutch
- Suspension avant
- Hydraulic spring and compound absorber
- Suspension arrière
- Hydraulic spring and compound absorber
Freins
- Frein avant
- Single disc
- Frein arrière
- Expanding brake (drum brake)
- Pneu avant
- 90/90-17
- Pneu arrière
- 120/80-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 780.00 mm
- Garde au sol
- 130.00 mm
Présentation
Avec un monocylindre de 193 cc alimenté par un carburateur et poussant 13,8 chevaux, la Shineray Vencer 200 ne va pas faire trembler les chronos sur circuit. Son rôle est ailleurs, bien plus terre-à-terre : offrir une silhouette de sportive accessible à un public qui rêve de lignes agressives sans avoir le budget d’une Ninja 400. Le cadre treillis en tubes d’acel, la fourche hydraulique et la selle à 780 mm dessinent un profil qui ne manque pas de caractère, même si le frein à tambour arrière rappelle avec une certaine franchise l’origine économique de la proposition.

Techniquement, on navigue dans des eaux familières aux amateurs de petites cylindrées asiatiques. Le quatre temps monocylindre, avec son alésage de 63 mm et sa course de 62 mm, tourne de manière assez décontractée, délivrant ses 14 Nm de couple à 6000 tr/min. La boîte cinq vitesses et la transmission finale par chaîne constituent un ensemble éprouvé, simple à entretenir et peu coûteux à réparer. Le refroidissement par air et la compression modérée à 10:1 parlent le même langage : celui de la robustesse sans complication, un atout majeur pour un usage quotidien ou une première approche de la moto sportive.
Sur la route, la Vencer 200 se comporte comme on s’y attend. Les pneus en 90/90 à l’avant et 120/80 à l’arrière offrent une tenue de route correcte pour des allures légales, et la garde au sol de 130 mm permet d’aborder les virages sans gratter prématurément. La puissance modeste impose une conduite active, où l’on joue avec les rapports pour maintenir le moteur dans sa zone de rendement, entre 6000 et 7500 tr/min. C’est une école de pilotage en soi, qui apprend à conserver son élan bien plus qu’à ouvrir grand les gaz.
Ce qui séduit ici, c’est l’exercice stylistique. Shineray parvient à habiller une mécanique rudimentaire avec une carrosserie qui emprunte clairement aux sportives de plus gros calibre. Pour un jeune permis ou un motard au budget serré, elle représente une porte d’entrée vers l’esthétique café racer ou sportive sans engagement financier démesuré. Elle assume pleinement sa position de clone, mais d’un clone qui fonctionne et remplit son contrat : donner l’impression de piloter une machine plus méchante qu’elle ne l’est réellement.
La Shineray Vencer 200 ne prétend pas révolutionner le segment. Elle occupe une niche, celle des petites sportives low-cost, avec une certaine honnêteté mécanique. Son public est clair : le débutant qui veut une allure sans se ruiner, l’urbain en quête d’un deux-roues stylé pour la ville, ou le bricoleur qui y verra une base de customisation peu onéreuse. Dans un marché saturé de promesses, elle a au moins le mérite de la transparence : ce que vous voyez est exactement ce que vous obtenez.
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