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Caractéristiques techniques

Châssis

Cadre
structure monocoque en aluminium
Transmission finale
Courroie
Suspension avant
Fourche de type Fior
Suspension arrière
Monobras et Mono-amortisseur

Freins

Frein avant
Freinage
Frein arrière
Freinage 1 disque

Présentation

Il y a des noms qui ne meurent pas. Le 103, c'est l'une de ces machines gravées dans la mémoire collective française, celle qui a offert à des millions de gamins leur premier goût d'indépendance entre 1971 et 2006. Pas besoin de permis, pas besoin d'argent de poche pharaonique : juste un petit moteur qui pétaradait et une route devant soi. Peugeot savait faire ça, construire des icônes populaires. Puis la marque a disparu du paysage deux-roues, laissant le terrain aux japonais, aux italiens et aux électriciens chinois. Trente ans plus tard, le lion sort les griffes, et il sort électrique.

Peugeot SPx

Le concept SPx joue la carte de la madeleine avec beaucoup de retenue, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Trop de revivals se noient dans le folklore au point de ressembler à des déguisements. Ici, la filiation est lisible sans être criarde : on reconnaît l'esprit sans que la machine soit une copie sous perfusion nostalgie. Le phare, notamment, reprend la signature lumineuse que Peugeot développe sur ses automobiles, déjà vue sur le prototype PM-01. C'est cohérent, c'est familial, c'est bien vu.

Ce qui impressionne davantage, c'est la qualité de la partie-cycle annoncée pour ce prototype. Une structure monocoque en aluminium, une fourche de type Fior à l'avant, un monobras coté droit avec monoamortisseur, et une courroie pour transmettre le couple. Sur une moto thermique de moyenne gamme, on paierait cher pour ce genre de châssis. Sur un équivalent 50 ou 125 électrique urbain, c'est franchement audacieux. Sochaux précise d'emblée que la version de base n'embarquera probablement pas ces solutions premium, mais que la plateforme est conçue pour des déclinaisons multiples. L'architecture modulaire, c'est précisément l'argument central du projet.

Et les idées ne manquent pas. La selle réglable en hauteur via une tige télescopique, le battery pack optionnel qui s'insère dans le triangle entre guidon et selle, les accessoires prévus pour transformer l'engin en pseudo-scooter selon les besoins : Peugeot pense manifestement à un écosystème, pas à une simple moto. C'est la logique du vélo électrique transposée au deux-roues motorisé, avec une approche d'after-market qui pourrait s'avérer judicieuse si les prix restent raisonnables. Les deux batteries amovibles de série vont dans le bon sens pour la praticité quotidienne, et l'objectif annoncé de 80 kilogrammes sur la balance serait, s'il est tenu, une performance sérieuse dans la catégorie.

Le problème, c'est qu'on ne sait presque rien des performances réelles. Aucun chiffre de puissance, aucune donnée d'autonomie, pas de prix. La production française est évoquée, les matériaux recyclables aussi, avec le cortège habituel de formules sur la mobilité de demain qu'on lit partout depuis dix ans. Ce flou est compréhensible pour un concept, mais Peugeot vise une commercialisation en 2025 et le marché n'attendra pas. Honda, Silence, Vmoto et quelques autres ont déjà des machines homologuées, livrées, essayées. Le SPx arrive dans un segment qui existe déjà. Pour que la filiation avec le 103 tienne la route au-delà de l'émotion, il faudra une chose que le lion n'a pas encore dévoilée : un tarif qui ne trahisse pas la vocation populaire de l'original.

Équipements de série

  • Assistance au freinage : ABS

Infos pratiques

  • La moto est accessible aux permis : A

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